Bibliothèque virtuelle : la Suisse soutient l’Europe

Régulations

Face au gigantesque projet de Google, la Confédération helvétique préfère le projet européen qu’elle considère plus multilatéral. C’est la première fois que la Suisse s’exprime sur l’idée d’une bibliothèque virtuelle universelle

Jusqu’à présent, la Suisse n’était pas entrée dans la course à la numérisation des bibliothèques. Or, elle s’intéresse de près aux multiples initiatives de ses voisins.

Elle vient, par l’intermédiaire de Jean-Frédéric Jauslin, directeur de l’Office Fédéral de la Culture (OFC), de prendre parti pour l’initiative européenne. Il a en effet déclaré devant la presse que “la Bibliothèque nationale suisse pourrait participer aux futures réalisations européennes en matière de bibliothèques virtuelles pour contrer le projet de Google.” La diffusion du savoir grâce à la numérisation est un atout dont ne peut pas se passer la Suisse. “Les gens se contentent de chercher des informations sur Internet et négligent le reste”, précise Jean-Frédéric Jauslin. Le directeur de l’OFC estime néanmoins qu’une seule source d’informations est un danger non négligeable pour la pluralité culturelle. Il est vrai qu’il existe un risque de prédominance de la notion de profit et de l’anglais. Il modère ainsi l’enthousiasme légitime de son confrère français le président de la Bibliothèque nationale Jean Noël Jeanneney à l’initiative du projet européen, en déclarant qu’une “numérisation systématique est surréaliste”. En effet, numériser 100.000 pages par jour prendrait pas moins de… 400 ans!


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