Bing, le moteur qui valait 9 milliards

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Microsoft perd beaucoup d’argent avec Bing. Il compte sur son partenariat avec Yahoo mais aussi ses développements mobiles pour inverser la tendance.

Contrairement à son principal concurrent, Microsoft perd de l’argent sur le marché de la recherche en ligne. Beaucoup d’argent. Lors de son dernier trimestre de son exercice fiscal 2010-2011 (de juin à juin), la firme de Redmond affichait une perte de 728 millions de dollars sur ses services en ligne (principalement le moteur de recherche Bing).

Une paille pour une entreprise comme Microsoft? Pas vraiment. CNN Money y a déniché un gouffre financier. Les pertes cumulées de Microsoft sur le volet Internet s’élèvent à 5,5 milliards de dollars depuis le lancement officiel de Bing en juin 2009. On parle de 9 milliards si l’on remonte à 2007, période qui correspond à la prise en compte par l’éditeur d’une ligne business dédié aux « services en ligne » dans ses publications financières. Un gouffre, en effet, en regard des résultats.

Facebook à la rescousse
Selon ComScore, Bing dispose d’une part de marché de 14,7 % aux Etats-Unis (+6,3 points depuis son lancement). C’est encourageant mais insuffisant pour faire vraiment trembler Google (qui s’accapare 64,8 % du marché, en légère baisse néanmoins). Microsoft espère atteindre les 25 à 30 % du marché pour attirer l’attention des gros annonceurs, souligne ITespresso.fr.

Le groupe de Steve Ballmer compte sur son allié Yahoo pour parvenir à ce seuil mais, si l’alliance a démarré de manière opérationnelle aux Etats-Unis, ce n’est pas tout à fait le cas côté Europe. Il compte également sur d’autres ressources pour contrer l’influence de Google : services mobiles (Windows Phone 7.5, alliance Nokia), des thématiques renforcées (billets d’avion, comparateurs de produits avec Ciao…) et l’appui de réseaux sociaux partenaires de Bing (Facebook, Twitter, etc.).


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