Blockchain : la France en manque de développeurs

La demande en profils techniques associés à la blockchain, la technologie décentralisée de gestion des transactions, est en nette progression. La tendance se vérifie en France aussi.

C’est le constat que fait Hired, plateforme de mise en relation entre entreprises et profils techniques. Parmi lesquels des ingénieurs logiciels, des développeurs, des sysadmins et des designers. Mais les experts de la chaîne de blocs ne sont pas légion.

En France, les développeurs blockchain ne représentent aujourd’hui que 1,5% des inscrits sur la plateforme Hired. Par ailleurs, l’entreprise américaine indique proposer dans l’Hexagone des opportunités de recrutement sous contrat de travail salarié.

Mais pas de missions en freelance, à ce jour.

Dans ce contexte, un développeur blockchain reçoit en moyenne cinq propositions d’entretien via Hired en cette fin d’année 2018, contre trois il y a six mois.

Un tendance qui s’est accélérée en France ces deux derniers mois. Aux États-Unis, la croissance de la demande est plus marquée encore.

Des salaires élevés… aux États-Unis surtout

Sur Hired aux États-Unis, les offres d’emploi à destination d’ingénieurs et développeurs blockchain ont grimpé de 400% par rapport à la fin d’année 2017. Et les salaires suivent, relève Hired à la suite de Glassdoor.

La rémunération annuelle moyenne variant de 150 000 à 175 000 dollars, les experts blockchain font partie des profils techniques les mieux payés du pays.

La situation est plus contrastée dans l’Hexagone, reconnaît le directeur du bureau local de Hired. « Les salaires en France restent, comme souvent, moins élevés qu’aux États-Unis », a déclaré Antoine Garnier-Castellane, cité dans un communiqué.

Ainsi, le salaire annuel moyen des développeurs blockchain en France est de 52 431 euros, selon Hired. Un montant en hausse de 3,67% par rapport à novembre 2017.

Les rémunérations d’experts devraient encore augmenter. Et ce « d’autant plus que la demande dépasse déjà l’offre ». Une tendance qui, selon le manager, « va s’accentuer ».

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