Blockchain : Microsoft change de braquet

Azure Blockchain Service n’en a plus pour longtemps. L’offre managée, restée en préversion depuis son ouverture au public il y a deux ans, tirera sa révérence le 10 septembre prochain. On ne peut déjà plus créer de registres, ni ajouter des membres à des réseaux existants.

Comment Microsoft justifie-t-il sa décision ? Essentiellement par le peu d’intérêt qu’a suscité le produit. On avait effectivement pu ressentir une certaine désaffection ces derniers temps. En particulier à la lecture des forums techniques : un seul sujet lancé depuis le début de l’année. Les dernières annonces publiques du groupe américain commençaient aussi à remonter. Même chose pour les mises à jour du kit de développement.

Cette disparition ne devrait pas laisser de vide. Microsoft a préparé le terrain pour un successeur. Toujours sur Azure. Et toujours fondé sur Quorum, mais dans une autre implémentation, plus fonctionnelle. En l’occurrence, celle de ConsenSys, qui a la main sur le développement du protocole.

Microsoft s’était déjà associé à ConsenSys pour intégrer ses premières briques « blockchain as a service » sur Azure. C’était en 2015. Non pas sur la base de Quorum, dont on n’allait commencer à parler qu’un an plus tard, mais d’Ethereum. Avec la promesse de pouvoir déployer des blockchains (semi-)privées.

On ne sait pas grand-chose de la future offre, si ce n’est qu’elle se nommera Quorum Blockchain Service. On nous promet – évidemment – une migration « en douceur », guide à l’appui. Dans la pratique, il faudra, entre autres, se synchroniser au niveau des consortiums pour exporter les données. On peut aussi se demander dans quelle mesure on retrouvera, au lancement, les mêmes jonctions que celles qui existent actuellement entre Azure Blockchain Service et le reste du cloud de Microsoft.

Azure Blockchain Service architecture

La question des coûts se pose aussi. Pour le moment, la tarification d’Azure Blockchain Service est la suivante :

Illustration principale © kugelwolf – Adobe Stock