Pourquoi les préjugés vis-à-vis du modèle Saas sont infondés

Blog proposé par Ariba / SAP

Le transfert des applications métiers dans le nuage se heurte encore à un certain nombre de réticences de la part des entreprises. Celles-ci sont-elles réellement fondées ?

L’avenir du Cloud semble radieux. Ce mode de consommation de l’informatique est considéré comme le modèle qui s’imposera définitivement dans un futur proche. Selon le dernier baromètre « Cloud index » du cabinet d’études Pierre Audoin Consultants (PAC), 23 % des entreprises ou établissements publics en France recourent déjà à ce genre de services. L’adoption du SaaS notamment prend de l’ampleur : 43% des répondants souhaitent en étendre l’utilisation dans les trois prochaines années.

En dépit de ce succès croissant, le passage au Cloud continue de soulever craintes et interrogations. En particulier dans les grandes entreprises françaises. De nombreux DSI attendent des garanties quant aux questions de sécurité, de réversibilité, de localisation des données et de maturité des offres vis-à-vis de leurs applications métiers. Ils sont en revanche plus enclins à externaliser les serveurs web et de messagerie.

La sécurité, premier frein au Cloud

Envoyer ses données dans le Cloud peut susciter un soupçon d’angoisse. Rien de surprenant donc à ce que la défiance des entreprises soit exacerbée à l’évocation du volet sécurité. La peur d’une défaillance en matière de sécurité, d’une menace sur l’intégrité des données est ainsi l’obstacle numéro un à la conversion au Cloud pour 44% des répondants, toujours selon le dernier « Cloud index » de PAC.

Il s’agit pourtant d’un sentiment paradoxal. Selon PAC, le niveau de sécurité proposé par les prestataires de Cloud est généralement supérieur à celui que la plupart des entreprises offrent en interne. Les centres de données de l’éditeur SAP, par exemple, sont conformes aux plus hauts standards de l’industrie en la matière. L’infrastructure physique a été soumise aux exigences d’audit (SAS 70 Type II). Soucieuse de répondre aux attentes en matière de localisation des données, la société a également inauguré son premier centre de données en Europe, en décembre dernier, pour les solutions d’achat en mode Saas d’Ariba. Sur ce réseau de commerce, les paiements en carte bancaire sont conformes à un niveau de sécurité équivalent à celui pratiqué dans le domaine bancaire (normalisation payment card industry, PCI). Fort de 40 ans d’expérience dans l’exploitation des données des clients, l’éditeur allemand mobilise par ailleurs toute une batterie de mesures pour lutter contre les intrusions et les tentatives de vols de données.

La maturité des solutions Saas RH et achats

Le manque de possibilité de personnalisation est une autre critique fréquemment formulée à l’encontre des applications Saas. «  Il s’agit d’un faux problème à l’heure où les entreprises ont tendance à s’appuyer sur les meilleures pratiques embarquées dans les solutions plutôt que de ‘tordre’ l’outil dans tous les sens pour l’adapter à leur processus », juge Philippe Delebarre, responsable des ventes de Ariba pour la France. Les outils dans le domaine des RH ou des achats atteignent désormais un niveau de maturité qui permet de répondre à 90% des besoins. Le delta étant généralement couvert par le paramétrage complémentaire. Pour les processus métier très spécifiques, SAP mobilise tout un écosystème de partenaires (intégrateurs, développeurs) autour de sa nouvelle infrastructure  – Hana Cloud Platform – pour développer des modules complémentaires.

Enfin, si les entreprises hésitent parfois à franchir le pas, c’est aussi qu’elles craignent une dépendance vis-à-vis de leur prestataire. Cette dépendance est assimilée à une perte de contrôle sur leur informatique. L’incertitude quant au sort des données en fin de contrat (expiration ou résiliation) n’est pas étrangère à cette appréhension. C’est d’ailleurs cette délicate question du transfert à un autre prestataire ou du retour en arrière qui prête généralement le plus à débat. « Tous les contrats que nous proposons sont munis de clauses de réversibilité au même titre que l’on s’engage sur les taux de disponibilité via des conventions de services », assure Philippe Delebarre. Au fond, les réticences évoquées vis-à-vis du Saas ne sont pas tellement différentes de celles que les entreprises françaises soulevaient auparavant à l’encontre de l’infogérance. Avant de les vaincre.

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