Trois effets immédiats de l’économie en réseau

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Blog proposé par Ariba / SAP

L’économie en réseau a ou aura bientôt un impact essentiel dans les domaines de la fidélité client, de l’innovation collaborative et de la meilleure utilisation des ressources de toutes sortes.

L’économie en réseau est le fruit de changements importants intervenus au cours de la dernière décennie avec l’apparition des réseaux sociaux et, en parallèle, l’éclosion des réseaux de commerce inter-entreprises. Ces deux tendances convergent aujourd’hui voire s’accélèrent sous l’effet de l’augmentation exponentielle des objets connectés (ou Internet des objets). « Désormais entreprises, processus, données, appareils et individus peuvent être connectés à un réseau. Cela transforme toutes les relations », synthétise Dinesh Sharma, vice-président responsable du marketing de l’Internet des objets chez SAP. Dans ce nouvel environnement économique, des opportunités inédites de collaboration et de personnalisation des échanges apparaissent.

1) Une meilleure fidélisation client

Le fonctionnement en réseau aide déjà les entreprises à apporter des réponses plus personnalisées à leurs clients. Mais ces possibilités seront bien plus nombreuses dans un avenir proche. « Un distributeur automatique ‘intelligent’ pourra reconnaître le consommateur et lui présenter un choix de boissons en fonction de ses préférences: un cola light au citron, une bière sans alcool, un thé glacé sans sucre, de l’eau de source, ou sa boisson de sport préférée », souligne Vivek Bapat vice-président en charge du marketing chez SAP. Cette faculté d’approvisionnement plus ciblé ouvre la voie à toutes sortes de propositions commerciales d’offres groupées et de promotions. Et elle dépend d’une logistique plus précise basée sur la récupération en temps réel des données liées aux actes d’achats et à l’état des stocks.

Cet exemple parmi d’autres illustre la façon dont les entreprises peuvent apporter un service individualisé participant à la fidélisation de leur clientèle. Au cours de la prochaine décennie, tous les secteurs connaîtront des innovations similaires de « personnalisation de l’expérience client », anticipe Vivek Bapat.

2) L’instauration de nouveaux modes de travail collaboratif

Le modèle dominant consiste à confiner le processus d’innovation à l’intérieur des frontières de l’entreprise. Depuis quelques années, ce modèle vole en éclat. Les plus grandes entreprises se dirigent vers un modèle d’innovation ouvert qu’il s’agisse de marketing dans le secteur des services ou de produits dans l’industrie ; elles impliquent fortement leur écosystème dans leur processus : fournisseurs, clients, partenaires et parfois même concurrents dans le cadre de grands programmes de coopération.

Cette évolution s’installe d’autant plus facilement que la génération Y remplace à grand pas celle des baby-boomers. Premiers représentants des « digital natives », la génération Y travaille naturellement en réseau. Mieux, elle s’épanouit dans ce genre d’environnement. C’est une réalité dont les entreprises devront tenir compte afin d’attirer les meilleurs talents et d’en tirer profit en tant que source d’innovation. De plus, l’économie en réseau s’appuie sur le savoir et non sur la proximité géographique. En clair, les entreprises devront être capables d’aller chercher le savoir là où il se trouve.

3) L’optimisation des ressources

Les experts de SAP prédisent par ailleurs que l’économie en réseau permettra aux entreprises de trouver des solutions plus efficaces dans la gestion et l’optimisation des ressources. Un besoin crucial dans le domaine agricole. Les projections prévoient que la population terrestre dépassera les 9 milliards d’individus d’ici 2050, un chiffre supérieur de plus de 2 milliards à aujourd’hui. Ce qui implique un accroissement de la production agricole et des terres cultivables de 70% selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture). « L’agriculture de précision nous permettra de fournir davantage de nourriture avec la même surface cultivable », prédit Dinesh Sharma.
Le projet du port de Hambourg offre un exemple actuel d’optimisation des ressources dans le secteur du transport de marchandises. Le port allemand, l’un des plus actifs d’Europe du nord, souhaitait augmenter son activité. Confronté à un manque d’espace, il a mis en place un système Cloud recueillant les informations du trafic en temps réel afin de mieux coordonner le transit entre terre et mer. Le port qui gérait 9 millions de containers en 2012 vise une trajectoire de 25 millions de containers en 2025. « Grâce à l’hyper-connectivité, nous tirons davantage profit de ce que l’on a déjà », analyse Dinesh Sharma. Et l’économie en réseau est la clé qui ouvre la porte vers ces nouvelles possibilités.

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