Bogomil Balkansky (VMware) : « Hyper-V, oui mais pas Azure »

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Bogomil Balkansky VMware hyper v azure

Lors de VMworld 2012 à Barcelone, Bogomil Balkansky, senior vice-president Cloud Infrastructure chez VMware, nous a commenté quelques unes des annonces : quid d’Hyper-V et de Microsoft Azure ?

Silicon.fr – vous annoncez sur VMworld 2012 ici à Barcelone que bientôt on pourra provisionner son datacenter en quelques minutes, voire en quelques secondes . N’est-ce pas aller un peu vite ? Un peu ambitieux, non ?

Bogomil Balkansky – Oui, vous avez raison. Aujourd’hui, il faut 1 à 5 jours pour provisionner toute la chaîne de ressources IT. Chaque opération parait, a priori, très limitée dans le temps, inférieure à une heure, voire quelques minutes pour les machines virtuelles, 15 minutes pour provisionner le stockage, 15 minutes pour le backup, et autant pour le réseau… Mais ceci est théorique, car il y a des temps d’attente entre ces diverses interventions. Ce qui fait plusieurs jours au bout du compte.

Notre proposition, c’est d’automatiser au maximum ce qui peut l’être. Et ainsi éliminer les temps d’attente et diminuer les procédures manuelles. Il faut donc virtualiser tout ce qui ne l’est pas encore dans le datacenter : le stockage, le réseau, les services de sécurité (load-balancing, pare-feu…).

Cette vision reste très ambitieuse. Et pour la concrétiser, il vous faut coopérer avec beaucoup de fournisseurs?

Oui, nous avons besoin de coopérer avec tout l’écosystème Nous devons fournir un cadre d’extensibilité à tous nos partenaires afin qu’ils puissent déployer leurs services virtualisés en s’appuyant sur la pile VMware.

Dans vCLoud Automation Center 5.1, est-ce qu’il y a, outre Hyper-V, le support de Microsoft Azure?

Nous incluons les principaux hyperviseurs du marché, dont Hyper-V de Microsoft. Mais pas Azure. Pas dans cette version. Les clients et le marché ne nous le demandent pas.

Votre rachat de Nicira, pour un milliard de dollars vous engage radicalement vers l’open source ? Est-ce un positionnement pour vous démarquer un peu plus de Microsoft ou d’Oracle, par exemple ? Et n’est-ce pas concurrencer votre partenaire Cisco ?

C’est vrai que nous avons un engagement fort sur OpenStack. Mais ceci ne veut pas dire que nous soyons « tout et seulement open source ». Pour nous, c’est plus une question d’ouverture (‘openness’) qu’une adhésion exclusive à l’open source en tant que tel. De toute façon, ce sont les clients qui font la décision.

Vis-à-vis de Cisco, c’est vrai que les coûts sont très nettement inférieurs. Mais ce n’est pas de notre fait. Nicira apporte une solution ‘software defined networking & security’ qui se trouve être effectivement très compétitive.

Vous annoncez de nouvelles fonctions de gestion des performances. Est-ce que vous visez le marché du BPM (business performance management) par exemple ?

Non. Ce que nous avons annoncé, ce sont des fonctionnalités de monitoring de la performance des supports d’applications. Nous restons ici au niveau du fonctionnement de l’infrastructure, pas des applications elles-mêmes.


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