Bon élève, HP France échappe à un nouveau plan social

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Grâce à des résultats enviables, HP France échappe à la dernière charrette imposée par le groupe. Mais continue la transformation de ses métiers, via une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) d’une durée de trois ans.

Reproduire le succès rencontré dans le Cloud. C’est en somme le message que Gérald Karsenti, Pdg de HP France, a délivré ce matin, lors de la traditionnelle conférence de début d’année de la filiale. « Il y a quatre ans, nous avons bâti le Cloud de SFR. Cette référence nous a permis de conquérir 70 % de ce marché aujourd’hui », explique le dirigeant. Pour son plan de développement à 3 ans (Challenge 2017), c’est ce modèle que la filiale espère dupliquer sur les segments du Big Data, de la mobilité et de la sécurité.

Avec ces défis en tête, et la volonté d’insister sur les marchés des PME (avec un doublement des forces commerciales en région), des start-up et des fournisseurs de service, HP France espère connaître une croissance deux fois plus rapide que le marché. « Ce que nous sommes parvenus à faire au cours des 5 dernières années », rappelle Gérald Karsenti, qui explique que la France fait partie chez HP des 5 pays les performants dans le monde.

De facto, alors que le groupe est en difficulté au niveau mondial dans les PC et les serveurs, ces deux activités restent très solides en France. Sur la première, la filiale affiche une part de marché de 28 % en 2013, douze points de mieux que son concurrent le plus proche. Sur la seconde, alors que la ‘corp.’ subit décroissance après décroissance au fil des trimestres, les ventes hexagonales se sont affichées en croissance dans l’Hexagone, avec même un relèvement du segment des machines Unix en fin d’exercice. « Et la tendance se poursuit au cours de notre premier trimestre fiscal 2014 (novembre 2013 à janvier 2014, NDLR) », assure Gérald Karsenti.

7 000 départs en Europe, la France épargnée

C’est ce bilan favorable qui permet à la filiale d’échapper à un nouveau plan social, explique le Pdg. Si la société est bien en train de mettre en œuvre un plan de départ en préretraite touchant 400 personnes environ (« sans aide de l’Etat », tient à préciser le Pdg) , HP France ne sera pas frappé par les nouvelles charrettes mises en œuvre par le groupe. Rappelons que HP a prévu 34 000 suppressions de postes d’ici à fin octobre 2014, dont un peu plus de 7 000 pour la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique).

En France, les comités d’entreprise de HP France et HP Centre de Compétences France ont été informés en début de semaine de l’absence de nouveau plan social. En lieu et place, la direction de la filiale veut lancer une GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) sur trois ans. Cette politique vise à transformer un certain nombre de postes, notamment dans les services, afin de les réorienter vers les segments en croissance, explique Gérald Karsenti, dans un échange avec quelques journalistes en marge de la conférence. « Ce qui ne signifie pas qu’il ne pourra pas y avoir de départs », précise-t-il. Selon les syndicats, environ 110 postes sont concernés par cette mutation des activités dès 2014. Les négociations autour de cette GPEC débutent en fin de semaine : elles seront communes aux deux sociétés du groupe dans l’Hexagone, HP France et HP Centre de Compétences France (HP CCF).

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