Borland : ‘ Use no line of code’

Régulations

A l’occasion de la Conférence Borland, qui réunissait la communauté française des développeurs, rencontre avec David Intersimone, le truculent ‘chief evangelist’ de Borland, et Karl Frank, son ‘principal architecte’ et correspondant OMG

La communauté des utilisateurs des solutions de développement de Borland s’est réunie à la Cité des Sciences et de l’Industrie de La Villette pour une conférence plénière. La réussite de la manifestation confirme à la fois le rôle de Borland auprès de la communauté des développeurs, et la fidélité de cette dernière à la démarche de l’éditeur.

La position de Karl Frank, ‘principal architect‘ de Borland et représentant de l’éditeur à l’OMG (Objects Management Group), lui donne autorité sur le développement d’applications et l’intégration des standards chez l’éditeur. Ainsi UML2 et Corba occupent-ils une place importante dans la stratégie de l’éditeur. Ces deux technologies sont aujourd’hui matures, et Borland entend les supporter, ce que son indépendance lui autorise, à la différence de compétiteurs comme Microsoft, qui peine à investir dans le ‘modeling’. “It should be” nous a indiqué Karl Frank. Mais peu importe, car Borland supporte les deux plates-formes, Microsoft, entendez .NET, et IBM avec Eclipse. D’ailleurs, on se demande si c’est ce dernier qui supporte OMG ou si ce n’est pas le contraire ! Bref, acteur incontournable, Borland supporte les standards ; Java, Open Source, Eclipse, Linux et les autres plates-formes. Plus de 20 ans d’expérience apportent aux solutions de l’éditeur une expertise irremplaçable, une sorte de contre-pouvoir pour étendre la standardisation. Use no line of code Pour David Intersimone, la problématique des clients de Borland est simple et se résume en une question “Comment faire un logiciel ?“. De quoi éclairer l’investissement de Borland dans la gestion du cycle de vie des applications dans une approche simple du développement : “Use no line of code” ! Simplifier le développement, rationaliser l’évolution des applications, prendre avantage de la complexité afin de réduire les difficultés de conception des applications, et de connecter ces dernières. Vaste programme que de standardiser la complexité et de relier les plates-formes, mais au final pour les développeurs, le résultat est là: “Nous n’avons pas à faire tous ces ‘jobs’ complexes“. Pour David I., le challenge reste humain. Et le futur de Borland ? David I. ne démord pas de ses objectifs en faveur des développeurs? “Comment peuvent-ils travailler et faire évoluer les projets ? En prenant en compte la complexité humaine et en apportant des outils pour améliorer leur productivité“. Java reste cependant au c?ur des stratégies. “Il y a de plus en plus d’applications Java sous Windows, et JBuilder [outil de développement Java de Borland] est réellement une technologie Java“. Et avec la multiplication des périphériques qui embarquent des processeurs, Java s’impose. “Java représente la flexibilité, et c’est un langage spécifique aux applications de type système qui profite de la présence de la Virtual Machine dans la machine et tire profit des performances de la librairie d’API“. Pour David Intersimone, il règne cependant une ambiguïté dans l’évolution des langages et des outils de développement. Java, certes, mais C++ serait sans doute plus adapté. Or, ce langage effraie encore certains programmeurs par sa complexité, mais pas Borland: “Nous ne voulons pas pousser certains langages sur toutes les plates-formes“. Une manière de rester proche de la communauté des utilisateurs. La solution ? Proposer des outils qui accompagnent chaque phase de la production d’applications, respecter les standards, automatiser cette production, proposer des bibliothèques d’API, et obtenir le support de l’industrie? en programmant sans utiliser une ligne de code.


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