Bourse : Iliad dans la tourmente

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La Bourse a terminé la semaine sur une note négative, acculée à la baisse par des statistiques économiques décevantes. Et Iliad (Free) plonge alors que son président est mis en examen

Ce vendredi 28 mai a déçu sur le front des indices économiques, en particulier avec les indicateurs d’inflation: celle-ci s’enflamme sur la zone euro. Sur un an, en mai, le taux d’inflation en Europe atteint les 2,5%, bien au dessus des 2% attendus par la Banque centrale européenne.

En France, les prix à la production ont augmenté de 0,4% en avril, soit une hausse de 1,3% en un an. Le nombre de demandeurs d’emplois a augmenté de 0,3% et le moral des français est tombé au plus bas de ces trois derniers mois. Quant aux Etats-Unis, l’indice de confiance des ménages a été révisé à la baisse, à 90,2 en mai, contre une première estimation à 94,2. Heureusement, l’indice des directeurs d’achats de Chicago est ressorti en progression en mai, à 68. Sous la pression des indices économiques, la Bourse de Paris a terminé la semaine en recul, à l’image de ses homologues européennes. Le CAC40 a perdu 0,74% à 3.652 points. La Bourse de New York a terminé la semaine en pleine hésitation. Si le Dow Jones a perdu 0,16% à 10.188,45 points, le Nasdaq des valeurs technologiques a gagné 0,11% à 1.986,74 points. Des deux côtés de l’Atlantique, la semaine s’est donc mal terminé sur une note mitigée à la veille d’un long week-end de trois jours. La Bourse de Paris a cependant gagné 1,25% sur la semaine. Le dollar sest maintenu sous pression. Pas de grands mouvements mais une tendance baissière. L’euro a terminé la semaine à 1,2221 dollar. Iliad décroche de 10,77% après l’annonce de la mise en examen de son président du conseil d’administration et fondateur Xavier Niel, pour abus de biens sociaux et proxénétisme (lire notre article). Capgemini voit le département britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires Rurales lui préférer IBM pour la modernisation de son informatique. Le titre perd 0,2%. Lagardère confirme la vente de 60% d’Editis à Wendel Investissement. Le premier cède 0,79% tandis que le second, dirigé par Ernest-Antoine Seillière, gagne 2,7%, et se positionne désormais comme numéro deux de l’édition en France.


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