Bourse : Ingenico optimiste, UbiSoft spéculatif

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Pris en étau entre la hausse des cours du pétrole, avec un nouveau pic historique, et des taux directeurs de la Fed réhaussés, les places boursières ont plongé dans le rouge. Les technos ont également sombré

Pas de pause dans la politique de la Réserve fédérale américaine. La Fed, contre les attentes des investisseurs après la catastrophe Katrina, a relevé ses taux directeurs de 25 points de base, à 3,75%. Pire encore, elle affiche désormais son pessimisme face à l’inflation. De quoi faire plonger les places boursières.

Quant au pétrole, c’est un nouvel ouragan, Rita, qui vient remonter ses cours, jusqu’à toucher un nouveau plus haut à 68,27 dollars, et terminer à 66,80 dollars. La Bourse de Paris suit le mouvement, sans même chercher à faire illusion malgré sa bonne tenue la veille qui lui a pourtant permis d’afficher son plus haut de l’année. Le CAC40 plonge de -1,41% à 4.468,06 points. L’indice repasse sous la barre des 4500 points. La Bourse de New York termine sur une nouvelle et forte baisse. En plus de Fed, le marché américain plie sous la crainte d’un nouvel ouragan, Rita. Le Dow Jones recule de -0,99% à 10.378,03 points, et le Nasdaq de -1,16% à 2.106,64 points. Le STMicroelectronics perd -2,66%, Thomson -2,63%, Steria -2,38%, Alcatel -2,14%, Infogrames -1,97%, Atos Origin -1,62%, Altran -0,94%, Capgemini -0,90%. Quelques progressions, cependant : Soitec 1,21%, Sopra Group 1,14%, Alten 0,60%. Le groupe de monétique Ingenico bondit de 6,67% sur son optimisme. Pourtant, la publication des résultats du groupe n’a rien de réjouissant, avec une perte semestrielle de 27,6 millions d’euros, contre un bénéfice de 2,9 millions un an plus tôt. Si le chiffre d’affaires progresse de 0,9% à 207,4 millions d’euros, son résultat d’exploitation recule de 86,9% mais reste positif à 1,1 million. Mais face à ce repli généralisé, le groupe reste optimiste, et annonce qu’il redressera la barre dans les trois années à venir. Yves Guillemot, président d’UbiSoft, a déclaré aux Echos que son groupe n’est pas à l’abri d’une action hostile de l’américain Electronic Arts, qui possède déjà un peut moins de 20% du capital de l’éditeur du jeux vidéo. Le titre fait l’objet d’un rebond spéculatif de 1,36%. La banque d’affaires Merrill Lynch souffle le chaud et le froid sur les semiconducteurs : – elle relève sa recommandation sur Intel, rappelant sa valorisation attractive. Le titre, sur un marché à tendance baissière, surnage et progresse symboliquement de 0,08% ; – à l’inverse, elle abaisse sa recommandation sur AMD (Advanced Micro Devices), remarquant que malgré son avance technologique acquise ces derniers mois sur le géant Intel, le fondeur ne gagne pas de parts de marché sur son concurrent sur les marchés de masse, PC de bureau et portables. Le titre plonge de -3,91%.


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