Bourse : l’Amérique reste passive face à la chute du billet vert

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Le marché s’est montré hésitant, au rythme des publications de données économiques et du reflux du cours du pétrole, ce jeudi 2 décembre. Mais la principale inquiétude du marché reste liée à l’évolution du billet vert

L’absence de réaction des autorités américaines à la chute du dollar n’a pas manqué de peser sur les places boursières européennes. Conjuguée à l’ampleur des déficits américains, elle vient confirmer que l’administration Bush parie sur un billet vert faible pour relancer les exportations de son industrie, et s’appuie sur le reste du monde pour financer sa reprise économique.

Pari à haut risque, car à force de laisser plonger le dollar, certes les produits américains vont gagner en parts de marché, mais il n’est pas certain que les économies européennes et asiatiques supportent longtemps cette concurrence artificielle, ce qui risque de faire plonger leurs économies et d’annuler l’effet de levier souhaité par les autorités américaines. Après un plus haut à 1,3385 dollar pour 1 euro, le billet vert a de nouveau fait preuve de volatilité, et l’euro termine à 1,3268 dollar, sous la barre des 1,32. La Bourse de Paris, malgré la tension sur les valeurs pétrolières qui a limité sa progression, a terminé dans le vert. Le CAC40 gagne 0,39% à 3.811,45 points. Séance mitigée à la Bourse de New York, qui n’a pas su profiter de la mise à jour d’Intel, intervenue après clôture. Le Dow Jones recule de 0,05% à 10.585,12 points, et le Nasdaq, anticipant Intel, progresse de 0,25% à 2.143,57 points. Aux Etats-Unis, les commandes à l’industrie ont progressé de 0,5% en octobre. Les inscriptions hebdomadaires au chômage, 349.000, se sont au contraire révélées supérieures aux attentes des analystes. Le cours du baril de pétrole a poursuivi son repli. Au Nymex, le baril de brut léger est repassé sous la barre des 44 dollars, à 43,25 dollars, avant la prochaine réunion de l’Opep. Gervais Pélissier restera à la tête de Bull jusqu’au 1 février, date où Didier Lamouche prendra sa place de p-dg du groupe informatique, dont le cours reste suspendu. STMicroelectronics gagne 0,93% sur la hausse de l’indice de Philadelphie des semi-conducteurs. Sur le même marché, l’américain Credence Systems, équipementier spécialisé dans les outils de test des circuits, bondit de 11,40% après la publication de résultats supérieurs aux attentes. Le nouveau plan de restructuration d’Alcatel pour sa filiale allemande Alcatel SEL, 600 emplois supprimés, profite au titre qui gagne 1,93%. Même parcours pour Capgemini, qui progresse de 1,38% avec la cession de sa participation de 25% dans l’allemand is:energy. Vivendi Universal progresse de 1,88%. La Tribune a évoqué le départ de Jean-René Fourtou (lire notre article), mais l’arrivée de Jean-Bernard Levy à la tête du groupe pourrait être perçue par le marché comme le signe du recentrage des activités sur les télécoms, prélude à la cession des activités médias, télévision et musique, puis à une OPA de Vodafone.


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