Bourse : le chômage, entorse à l’optimisme de Wall Street

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Séance du vendredi 5 septembre : la reprise économique se confirme aux Etats-Unis, les équipementiers télécoms performent, mais le chômage reste à la traîne

La publication des chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, déficitaires alors que le consensus s’attendait à des créations, a précipité la tendance baissière de la Bourse de Paris, initiée par la baisse des perspectives de Sodexho et de Cap Gemini, ainsi que par le mouvement de consolidation entamé jeudi.

Le CAC40 a perdu 0,53% à 3.392,75 points, mais l’indice de Paris enregistre cependant une solide progression de 2,46% sur la semaine. Wall Street s’est maintenu à son ouverture dans le sillage de la révision à la hausse des résultats d’Intel, mais termine à la baisse après les chiffres décevants de l’emploi. Le Dow Jones perd 0,88% à 9.503,34 points, et le Nasdaq 0,58% à 1.858,12 points.

La déception profite à l’euro, qui gagne encore 1% sur le dollar, repassant au dessus de la barre des 1,10 dollar !

L’optimisme gagne la Bourse américaine

Le retour à l’optimisme sur l’économie américaine profite au marché, qui a progressé pour la cinquième semaine consécutive, avec un volume de transactions en nette progression. Le Dow Jones a enregistré une hausse hebdomadaire de 0,93%, mais la semaine profite surtout aux valeurs technologiques, le Nasdaq ayant gagné 2,53%.

C’est à l’équipementier télécoms Nortel Networks que revient la palme de la valeur de la semaine. Le titre a bondi de 26,5%, après l’annonce de la signature d’un contrat pluriannuel avec l’opérateur de téléphonie mobile Verizon. Le secteur des équipements télécoms profite de l’annonce, comme Lucent qui bondi de 17,5%.

Les entreprises prolongent leur consolidation par la réduction de leurs effectifs

Les chiffres du chômage aux Etats-Unis, avec 93.000 suppressions d’emplois non agricoles en août, continuent de se dégrader, malgré les signes de reprise dans certains secteurs. Les analystes attendaient une augmentation des emplois, mais c’est finalement le septième mois consécutif à la baisse.

Le processus de réduction des charges par la diminution de la masse salariale reste une priorité pour les entreprises. Un phénomène dont les économistes américains attendaient la fin avec la reprise économique, mais qui risque de se prolonger encore quelques mois, en particulier en France, et tout au moins jusqu’à la fin de l’année.


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