Bourse : le cours du brut précipite Wall Street dans le rouge

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Il aura suffi que le baril de brut atteigne un nouveau sommet historique pour que les places boursières repartent à la baisse, suffisamment tard dans la séance cependant pour que la Bourse de Paris conserve une légère avance

Le nouveau pic historique du baril de brut ? le Nymex du brut léger à Wall Street affiche 43,05 dollars et franchit pour la première fois de son histoire la barre des 43 dollars – a entraîné les places de marché américaines dans le rouge en cours de séance. D’autant que l’

American Petroleum Institute et le Département de l’Energie sont venus jeter de l’huile sur le feu en s’alarmant sur les stocks détenus aux Etats-Unis, et que le russe Ioukos a indiqué qu’il pourrait cesser de produire prochainement. Loin de ces considérations à l’ouverture, et profitant de la hausse des marchés américains mardi, la Bourse de Paris s’est inscrite une nouvelle fois à la hausse. Ce mercredi 28 juillet, le CAC40 progresse de 0,30% à 3.575,92 points, après avoir flirté pendant un temps avec les 3600. L’indice de confiance des entrepreneurs français s’est amélioré en juin, passant de 104 à 106. En Allemagne, la prévision de croissance annuelle de l’institut RWI a été revu à la hausse, 2,1% contre 1,5%. La Bourse de New York s’est montrée hésitante, plongeant à la baisse à mi séance avec le pétrole, avant de se redresser, mais en laissant les valeurs technologiques à la traîne. Si le Dow Jones confirme sa tendance haussière, avec une progression de 0,32% à 10.117,07 points, le Nasdaq se replie de 0,58% à 1.858,26 points. A Wall Street, la hausse du dollar marque une pause après la publication de la progression de 0,7% des commandes de biens durables aux Etats-Unis en juin, nettement inférieure à la prévision à 1,7% des analystes. Le billet vert enregistre un léger fléchissement, à 1,2058 dollar pour 1 euro. Les valeurs technologiques ont avancé en ordre dispersé, avant une fin de semaine difficile après que l’indice Nasdaq des technos ait replongé dans le rouge. Le fabricant de cartes à puces Gemplus déçoit, malgré un retour bénéficiaire net de 1,1 million d’euros, contre une perte de 82,4 millions d’euros. La chute du titre de 2,42% n’est pas méritée, d’autant que le groupe a révisé à la hausse sa prévision de résultat d’exploitation (lire notre article). Le bénéfice net de PeopleSoft, en fort recul à 11 millions de dollars contre 37 millions un an plus tôt, trouve sa justification dans les charges d’acquisition de JD Edwards et l’OPA hostile d’Oracle. Le chiffre d’affaires du groupe a cependant progressé de 497 à 647 millions de dollars, ce qui permet a titre de gagner 2,19%. Time Warner se replie de 1,54%. Le groupe annonce des revenues en forte hausse sur tous les plans (lire notre article), mais son bénéfice net recule à 777 millions de dollars contre 1,06 milliard un an plus tôt, et l’anquête de la SEC sur sa comptabilité se prolonge. Cinquième trimestre consécutif à la hausse pour le fournisseur de solutions téléphoniques Avaya, chiffre d’affaires en hausse de 9% à 1,02 milliard de dollars et bénéfice net qui passe de 8 à 61 millions de dollars, tous deux nettement supérieurs aux attentes.


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