Bourse : les investisseurs, insatisfaits, font reculer IBM

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Le retour du moral des consommateurs américains et de nouvelles spéculations
sur les fusions-acquisitions ont suffi pour relancer les places boursières dans
le vert. Même le traitement décevant réservé à IBM n’a pas freiné les technos

Mais que leur faut-il donc ? Les valeurs technologiques américaines publient de bons résultats trimestriels mais se font systématiquement sanctionner. Après Intel et Apple, c’est au tour d’IBM d’afficher un chiffre d’affaires et un bénéfice net supérieurs aux attentes, mais de plonger de -3,30 % sur l’insatisfaction des investisseurs.

Concernant Big blue, ce n’est pas le manque d’ambition des prévisions du groupe qui a manqué la cible des investisseurs, mais au contraire des résultats presque sans surprise et trop conformes aux attentes, en particulier sur le BPA (bénéfice par action). Alors, comme il faut trouver un motif pour sanctionner le titre, c’est la division du matériel informatique qui prend, malgré sa bonne progression?

La Bourse de Paris a mis fin à trois séance consécutives à la baisse, et terminé la semaine sur une nette progression. Le CAC40 a gagné 1,07 % à 5.614,70 points.

La Bourse de New York a terminé la semaine dans le vert, même si le Dow Jones, pénalisé par IBM et General Electric, s’est symboliquement replié de -0,02 % à 12.565,53 points. Les technos se sont redressées, le Nasdaqa progressé de 0,33 % à 2.451,31 points.

L’indice de confiance du consommateur américain calculé par l’Université du Michigan pour janvier s’affiche à la hausse, à 98,0 contre 91,7 en décembre, et nettement au dessus des prévisions des économistes.

L’indice a profité au dollar, qui s’est légèrement repris à 1,2954 dollar pour 1 euro. Concernant le cours du pétrole, c’est la vague de froid qui a enfin atteint l’Est des Etats-Unis et l’Europe qui l’a poussé à la hausse, à 51,99 dollars le baril de brut léger au Nymex.

L’éditeur de jeux vidéo Infogrames a annoncé le remboursement anticipé de la totalité des obligations 6 % en circulation d’une valeur nominale unitaire de 14 euros à échéance 15 mars 2008. Le titre a plongé de -5,56 %.

Ubi Soft a progressé de 4,37 %, GFI Informatique 3,51 %, Alten 1,78 %, Altran 1,63 %, EADS 1,33 %, Iliad 1,28 %, Vivendi 0,85 %, France Télécom 0,64 %, Thomson 0,41 %, Alcatel-Lucent 0,18 %, Capgemini 0,10 %.

Sopra Group a perdu -0,08 %, STMicroelectronics -0,35 %, Steria -0,45 %, Business Objects -0,74 %, Atos Origin -1,08 %, Obethur CS -1,12 %, Gemalto -1,27 %, Gemplus -1,39 %, Dassault Systèmes -3,04 %, Soitec -3,78 %.

A Wall Street, à l’inverse d’IBM, Motorola a su caresser le marché dans le sens du poil. Certes le deuxième fabricant mondial de téléphones mobiles a publié un bénéfice net intérieur aux attentes, mais il a accompagné l’annonce d’un projet de supprimer 3.500 emplois, histoire de compresser ses coûts. C’est un langage que les grands investisseurs savent entendre, le titre a bondi de 2,99 %.

Cisco a progressé de 0,95 %, Oracle 0,88 %, Intel 0,82 %, eBay 0,51 %, Electronic Arts 0,48 %, Google 0,39 %, Microsoft -035 %, Amazon.com 0,11 %. Applied Materials a reculé de -0,22 %, Sun -0,35 %, Adobe -0,44 %, Apple -0,64 %, Dell -0,75 %, HP -0,80 %, Symantec -1,19 %, Yahoo -1,71 %.


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