Bourse : les TMT en repli avec l’inflation US

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Les places boursières se replient après le relèvement des taux de la Fed. Les financières et les pétrolières mènent la danse et entraînent les marchés dans le rouge

Après le relèvement des taux de la Fed de 25 points de base, Alan Greespan, le président de la Réserve fédérale américaine, a évoqué des tensions inflationnistes persistantes. Il n’en faut pas plus pour plonger les marchés dans le rouge.

La décision de la Fed et les signes d’accélération de l’inflation soutiennent mécaniquement le dollar qui bondit en dessous de 1,30, à 1,2976 dollar pour 1 euro. A l’inverse, le pétrole se replie et s’affiche en forte baisse, tempérant les craintes inflationnistes, et ramenant les valeurs pétrolières à plus de réalisme. Au Nymex, le baril de brut léger termine à 53,81 dollars. La Bourse de Paris se replie, le CAC40 recule de -0,36% à 4.032,41 points, son plus haut de la séance, tendant à démontrer vainement sa volonté de progresser. La Bourse de New York a évolué en ordre dispersé. Le Dow Jones termine à la baisse de -0,14% à 10.456,02 points. Le Nasdaq se maintient en légère hausse, sans pour autant se replacer au dessus des 2000, avec une progression de 0,04% à 1.990,22 points La balance commerciale de la zone euro a été déficitaire en janvier, de 2,2 milliards d’euros, et les commandes à l’industrie reculent de -5,8%. En Allemagne, l’indice IFO du climat des affaires recule à 94. Les valeurs technologiques sont affectées par les perspectives de ralentissements induites par le mauvais chiffre de l’inflation, +0,4% sur les prix au détail aux Etats-Unis en février. Infogrames recule de -3,77%, GFI Informatique de -2,52%, Alcatel de -1,66%, Capgémini de -1,55%, Thomson de -1,22%. Le numéro deux mondial des progiciels Oracle, qui gagne 0,16%, a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Pour son troisième trimestre 2004/2005, le chiffre d’affaires du groupe progresse de presque 12% à 2,95 milliards de dollars. Mais le bénéfice net enregistre une baisse de 635 à 540 millions de dollars due à l’acquisition de PeopleSoft, ce qui n’a pas empêché Oracle d’afficher un BPA de 16 cents supérieur aux attentes du marché !


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