Bourse : l’euro grimpe encore, Cap Gemini s’effondre

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Cap Gemini chute après avertissement sur ses résultats, alors que l’euro atteint un nouveau record historique face au dollar? Comment s’étonner que la Bourse de Paris clôture à la baisse?

L’avertissement sur les résultats de

Cap Gemini – le groupe révise chiffre d’affaires et marges à la baisse pour la troisième fois en un an – a résonné comme un coup de tonnerre à la Bourse de Paris. Les volumes d’échanges sur le titre ont été impressionnants, et la valeur lourdement sanctionnée, qui perd 13,5% à 35,83 euros au cours de la séance. Malgré un passage dans le vert, la Bourse de Paris a assisté impuissante à la vague Cap Gemini qui a contribué au repli de l’indice, le CAC40 clôturant en baisse de 0,11% à 3.486,60 points. Le souffle de Cap Gemini n’atteindra pas New York, où le Dow Jones a clôturé en hausse de 1,06% à 10.129,56 points. Par contre, on attendait mieux de la part du Nasdaq après les résultats positifs d’Oracle, l’indice des valeurs technos ne progresse que de 0,31% à 1.924,29 points. Les valeurs SSII françaises et européennes ont été touchées par la chute de Cap Gemini. Atos Origin recule de 5,26%. D’autant que les prises de bénéfices se sont enchaînées sur les valeurs technologiques, déjà contraintes par le dollar. Thomson perd 3,75%, Alcatel 3,19% et STMicroelectronics 2,84%. Le dollar n’a donc pas profité de l’effet Saddam Hussein. L’euro a au contraire touché un nouveau record historique dans la matinée, à 1,2362 dollar, sanctionnant du coup les valeurs exportatrices. Des indices?positifs et non inflationnistes Sur le front des indices, la journée a été chargée, avec des publications qui auraient pu avoir plus d’effets sur les cotations. La production industrielle aux Etats-Unis a progressé de 0,9% en novembre, alors que la hausse attendue était de 0,5%. Le taux d’utilisation des capacités, 75,7%, est le plus élevé depuis septembre 2002. En revanche, concernant la balance des comptes courants, la faiblesse du dollar n’a rien arrangé? Au troisième trimestre, elle est ressortie aux Etats-Unis avec une perte de 135 milliards de dollars, contre 136 milliards au trimestre précédant. En France, pour octobre, l’excédant de 100 millions d’euros fait suite au 1,495 milliard d’euros en septembre. Du côté de la construction aux Etats-Unis, les mises en chantier ont progressé de 4,5% en novembre, la plus forte progression depuis février 1986 ! Enfin, les prix américains ont subi une baisse inattendue de 0,2% en novembre, qualifiant la reprise de non inflationniste.


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