Bourse : Ubi Soft et Infogrames surfent sur leurs succès

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Séance du mardi 18 mars : les investisseurs américains parient sur une guerre courte et victorieuse

A l’opposé des places boursières européennes et américaines, le CAC40 marque une pause: il a perdu 1,30% à 2.794,89 points. Les investisseurs ont – ”

mal” – anticipé la réaction de Wall Street sur la chute des indices américains de la construction et des ventes en grande distribution. Wall Street parie sur une guerre courte et victorieuse Ni les prévisionnistes en statistiques, ni les Bourses américaines ne se sont souciés de ces mauvais indices. Ils concentrent leur attention sur le conflit irakien, comme soulagés par la perspective d’une rapide déclaration de guerre. Les indices de la Bourse de New York se maintiennent en territoire positif, pour la cinquième séance consécutive. Le Dow Jones progresse de 0,64% à 8.194,23 points, et le Nasdaq de 0,59% à 1.400,55 points. Les investisseurs américains ont la conviction que la guerre contre l’Irak sera courte, et victorieuse. Jusqu’à la Réserve Fédérale, qui n’a pas voulu modifier ses taux directeurs. A 1,25%, le taux de l’argent au jour le jour reste à son plus bas niveau depuis 1961. En clair, les statistiques macro-économiques, très sensibles en temps de crise, n’influencent plus le marché depuis quelques jours. D’autant moins que la chute de l’indice du bâtiment aux USA, celui-là même qui a fait réagir négativement la Bourse de Paris, est essentiellement imputable aux conditions climatiques particulièrement rigoureuses, voir exceptionnelles, sur le nord de Etats-Unis. Les éditeurs français de jeux vidéo à l’honneur Les valeurs des jeux vidéo ont su tirer profit de leur actualité. Ubi Soft rebondit de 9,90% à 11,54 euros à l’annonce de la disponibilité européenne de ses jeux à succès -“Splinter Cell” et “Ghost Recon”- sur la plate-forme réseau Internet XBox Live de Microsoft. “Splinter Cell” est une déclinaison de la franchise des romans de Tom Clancy; il a été élu jeu vidéo de l’année aux USA. Quant à l’action Infogrames, elle se redresse, elle aussi fortement, de 9,45% à 2,78 euros, après avoir été malmenée suite à un compte de résultat inquiétant. La perspective de sortie prochaine de “Enter the Matrix”, une franchise à la déclinaison originale, accompagne le succès de “Dragon Ball Z Ultimate Battle” sur Playstation, ainsi que les résultats de “Master of Orion 3” sur PC. Etonnante première place aux USA pour ce jeu, à l’issue de sa première semaine de commercialisation, phénomène rare pour un jeu de stratégie spatiale à l’accès quelque peu complexe. Le marché chahute France Telecom et ses filiales

Equant, la filiale de France Telecom leader sur le marché des services de données et IP à destination des multinationales, chute de 4,75% à 5,01 euros. Le groupe a pourtant annoncé le succès de son offre de réseau privé virtuel voix sur IP (VPN VoIP), avec 90 entreprises clientes et plus de 700 connexions mondiales. Wanadoo chute de 2,63% à 4,82 euros. L’opérateur Internet subit les difficultés d’endettement du groupe britannique d’électroménagers Dixons, qui a placé sur le marché le tiers des actions Wanadoo qu’il détenait. 40,4 millions d’actions vendues en début de séance à 4,9 euros, ont entraîné le titre à la baisse. France Telecom trébuche de 2,07% à 21,30 euros, et Orange de 1,36% à 7,95 euros. Lagardère : le réalisme reprend ses droits Après deux séances en forte hausse, les résultats négatifs du groupe dans un environnement sensible avec EADS et T-Online ont repris le dessus. Le titre a chuté de 2,71% à 35,90 euros. La division Médias a enregistré un résultat d’exploitation 2002 en progression de 15,6% à 385 millions d’euros. Mais les investisseurs s’interrogent sur la succession du regretté Jean-Luc Lagardère. Les valeurs informatiques se portent bien Après l’hécatombe qui a suivi la publication, fin février, d’un avertissement sur ses résultats 2002, et l’annonce de l’ouverture d’une information judiciaire contre ses anciens dirigeants, Altran Technologies se redresse fortement. Le titre a repris 13,31% à 2,98 euros, qui viennent se cumuler aux 23,5% acquis lors des cinq séances qui ont précédé. Bémol pour GFI Informatique, après quatre séances en forte hausse. Le titre perd 8,20% à 2,80 euros, après la publication de ses résultats pour 2002, inférieurs aux attentes. Le résultat net, avec 1 million d’euros, chute fortement, après les 24,3 millions d’euros enregistrés en 2001.


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