Bouygues Telecom à nouveau entouré

Régulations

Sa maison mère a beau démentir tout projet de cession, les marques d’intérêts
se multiplient

Bouygues Telecom est à nouveau au centre de toutes les spéculations. Régulièrement, des rumeurs de cession ou de rachat du troisième opérateur mobile français circulent dans la presse et dans les places boursières. Et ce ne sont pas les multiples démentis de Bouygues qui changent quoi que ce soit.

Dernier épisode en date : les marques d’intérêt du milliardaire égyptien Naguib Sawaris. Ce dernier possède, à travers son fond d’investissement, l’opérateur grec TIM Hellas, l’italien Wind et la majorité du capital d’Orascom, le plus important opérateur du Maghreb et du proche-Orient.

Lors d’un entretien pour l’agence Bloomberg, il a déclaré être  » impatient de regarder Bouygues Telecom ».

Il y a un mois, c’est l’opérateur néerlandais KPN qui faisait la même proposition.

Bouygues Telecom serait valorisé 10 milliards d’euros par les analystes financiers. Mais son rôle de locomotive dans les résultats de sa maison mère ne plaide pas pour un scénario de cession.

Au premier trimestre, Bouygues Telecom, qui profite du succès des offres Neo et Exprima offrant des plages de communications illimitées, a vu sa contribution au résultat opérationnel courant du groupe bondir de 53% à 217 millions d’euros, largement au-dessus du consensus de 158,4 millions.

La marge d’Ebitda sur ventes nettes réseaux, c’est-à-dire hors vente de terminaux, ressort à 34% contre 29,3% au 31 décembre grâce à une baisse des coûts d’acquisition des nouveaux clients. Bouygues Telecom comptait 8,73 millions de clients au 31 mars (72% ont choisi un forfait).


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