Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR licenciés 4G

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Sans grosse surprise, les quatre opérateurs candidats ont tous obtenus la première partie de la licence 4G, celle des 2,6 GHz. Mais avec des parts de fréquences inégales.

Visiblement, l’Arcep (autorité de régulation des communications électroniques et des postes) veut aller vite sur le dossier des licences 4G. Il faut dire que le choix est vite fait. Une semaine après la remise des dossiers de candidature, le régulateur vient d’annoncer la liste des opérateurs qui vont bénéficier de fréquences dans la bande 2,6 GHz pour le déploiement de réseaux mobiles à très haut débit.

Le suspens n’est pas des plus intenses puisque toutes les candidatures ont été retenues. Néanmoins, le gâteau des fréquences hertziennes qui vont permettre le déploiement du réseau de nouvelle génération induisant l’Interne mobile à très haut débit (60 Mbps minimum) n’est pas distribué équitablement.

936 millions d’euros
Bouygues Telecom et SFR décrochent une quantité similaire de fréquences de 15 MHz duplex (pour respectivement 228 millions et 150 millions d’euros). Un cran au-dessus, Free Mobile et Orange en obtiennent 20 MHz duplex (pour respectivement 271 millions d’euros et 287 millions). Le total de 936 millions d’euros et des poussières dépasse le montant espéré originellement de 700 millions d’euros. « L’attribution de ces fréquences a permis une forte valorisation du domaine public, avec un montant de 936 millions d’euros (contre 700 millions d’euros de prix de réserve) », se réjouit l’Arcep.

A l’exception de SFR, tous les opérateurs opérateurs ont souscrit à l’engagement d’accueil des opérateurs mobiles virtuels ou MVNO. Un paradoxe alors que SFR a entièrement ouvert son infrastructure 3G à Virgin Mobile. Mais sur la 4G, la filiale de Vivendi se montre moins souple, visiblement, remarque ITespresso.fr.

Prochain rendez-vous à mi-décembre pour la seconde étape : la procédure d’attribution de la bande 800 MHz (le dividende numérique issu de l’arrêt de la télévision analogique en France). Des fréquences en or (de par leurs longues portées qui pénètrent mieux les bâtiments) dont l’Etat attend 1,8 milliard d’euros de recettes. Les opérateurs pourront-ils suivre?


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