Brest offre des logiciels libres à ses administrés

Régulations

La ville souhaite élargir l’adoption de l’informatique et se sert de l’open-source pour y parvenir

Le logiciel libre poursuit son chemin au sein des administrations. Après Paris qui songe à faire migrer progressivement son parc informatique vers l’open-source et l’adoption de Linux par certains ministères (voir nos articles), Brest annonce de son côté une initiative originale.

Dans le cadre de l’opération “d’appropriation sociale des outils de l’Internet et du multimedia”, la ville a décidé de mettre à la disposition des résidants de l’agglomération une compilation de logiciels libres. Les logiciels, traitements de texte, tableurs et navigateurs, ont été regroupés sur un cederom baptisé “bureau libre Free-EOS” pour être “prêtés, utilisés, copiés et améliorés”, selon Michel Briand, adjoint au maire chargé des technologies de l’information. Brest a donc opté pour l’open-source face aux logiciels propriétaires et notamment ceux de Microsoft. Une alternative qui permet de réaliser des économies de licences. Déjà, la “compilation” a été distribuée gratuitement dans les mairies, bibliothèques et maisons pour tous des 89 communes du pays de Brest et a été commandée par les établissements scolaires de la région, l’université de Bretagne occidentale (UBO) et les centres AFPA (association pour la formation professionnelle des adultes). Le problème de la migration et de la maintenance semble avoir été résolu puisque une association aura en charge l’installation de ces logiciels sur les PC individuels.


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