Brevets: les nouvelles technologies, secteur innovant par excellence

Régulations

Les TIC détiennent le leadership des dépôts de brevets. La rude concurrence
ne permet pas encore à la France d’exister en tant qu’acteur de poids.

L’innovation dans le secteur des TIC n’est pas un vain mot. La fréquence de renouvellement est telle qu’elle nécessite le plus souvent de faire le point. La seconde rencontre de l’innovation organisée par l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) a permis de mettre en perspective de nombreux aspects inhérents au secteur des nouvelles technologies. Industriels, chargés de projets ou délégués du gouvernement ont composé l’assistance.

Benoît Battistelli, dg de l’INPI a au préalable indiqué la base de travail : les brevets. Les ingénieurs de l’Institut, présents eux aussi, ont motivé leur choix par les détails d’analyse que permettent les dépôts de brevets nationaux et internationaux.

Dans les différents domaines, un constat s’impose. Le secteur des nouvelles technologies génère le plus de brevets, tous secteurs confondus. Selon un responsable de Sofrecom, une filiale de France Télécom, le phénomène provient avant tout de “la banalisation des technologies” dans des secteurs aussi variés que les télécommunications ou les industries cinématographiques. A titre d’exemple, le domaine des semi-conducteurs à enregistré un progression de 28%, quant à celui des technologies de l’information, il progresse de 10,4%.

Tous les domaines ne sont pas atteints par cette généralisation. L’image, énergie des appareils nomades et interopérabilité des différents réseaux sont les secteurs qui précisément méritent réflexion.

Ainsi, le développement sur l’affichage de l’image souligne une tendance déjà marquée. La prédominance de l’écran LCD face au plasma. La technologie des cristaux liquides, adaptable aux moyens de communications nomades (portables, PDA etc.) s’est révélée plus apte à faire face aux futurs défis qualitatifs de l’affichage. Le responsable de Sofrecom, ne manque pas de souligner que les grands medias tels que HBO se penchent très sérieusement sur la question de la télévision mobile.

Une réflexion est également engagée sur les sources d’énergie. L’énergie électrochimique (pile à combustible) et l’énergie solaire font l’objet de recherches intenses dans les laboratoires industriels.

La sécurisation occupent aussi beaucoup les chercheurs. De même, les gestions de DRM, la sécurisation des paiements et entre autres, la sécurisation des données publiques et privées fournissent des champs d’études encore vastes.

D’autres domaines tels que le wi-fi, la convergence fixe/mobile et l’indexation de contenus demeurent bien sûr constamment étudiés.

La rencontre a, en somme, démontré la vigueur du secteur. Seul bémol France peine à s’imposer. Dans les 15 principaux déposants de brevets internationaux, la France est aux abonnés absents. La prodigalité des entreprises nationales de permet de s’imposer face aux mastodontes américains et allemands notamment. “La France a des performances qui peuvent être améliorées”, souligne Benoît Battistelli.


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