BSO Communication veut jouer dans la cour des grands

Régulations

Ce jeune opérateur joue la carte de la convergence et de la globalité, tout en revendiquant sa petite taille et donc sa réactivité…

BSO Communication, opérateur/intégrateur fondé en 2004, ne manque pas d’ambition. Dirigée par des jeunes diplômés, cette petite entreprise s’est autoproclamée opérateur de la convergence des métiers. Son terrain de jeu est donc plutôt large: conseil, infogérence, intégrateur, opérateur, hébergeur. Bref, BSO veut jouer sur tous les tableaux et profiter de marchés en expansion.

“On sait tout faire”, affirme très sérieusement Charles-Antoine Beyney qui tient les rênes de l’entreprise. “Car les associés de BSO sont tous issus de secteurs différents mais complémentaires comme les SSII, les opérateurs télécoms ou encore la direction d’entreprises”. En deux ans, BSO a déjà bien grandi. Présent dans neuf pays, le groupe emploie 15 personnes et devrait passer la barre des 50 salariés d’ici la fin de l’année. “Nos points forts: des activités convergentes et la transparence”, souligne Charles-Antoine Beyney. Et de poursuivre: “Les clients ont des besoins très différents mais ils veulent tout à la fois. Nous faisons partie des rares acteurs du marché à proposer la globalité des offres comme la combinaison opérateur/intégrateur. On aborde le marché de manière différente; nous sommes pluri-compétents”. Pour autant, cette approche implique de blinder chaque brique de compétence. Sinon, les conséquences peuvent être dramatiques. Le groupe s’est donc entouré de prestataires soigneusement sélectionnés (Level3, Foundry Networks, Juniper…) afin de couvrir un large spectre de compétences. Mais BSO souligne qu’il garde la main sur la gestion du projet, de bout en bout. “Le client a un seul interlocuteur, ce qui représente un avantage certain, d’autant que notre petite taille permet une grande réactivité”, explique le jeune patron. BSO affirme avoir déjà conquis une soixantaine de clients mais entend contrôler son évolution. “Nous avons une approche qualitative, nous ne sommes pas là pour faire du low-cost. On est reconnu comme un acteur global, on suscite la curiosité”. Et de citer quelques contrats récemment signés: MusiWave pour qui BSO a fourni une plate-forme globale (conseil, infogérence, hébergement) ou encore Virgin. Et les premiers résultats sont là. BSO a généré des bénéfices dès le premier bilan. Il vise 5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006 après avoir réalisé 1 million sur la période de lancement 2004-2005.


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