Budgets informatiques : peau de chagrin !

Régulations

Moins de 2% du chiffre d’affaires, tel est le montant que consacreront cette année plus de 80% des directeurs informatiques aux technologies de l’information

S’il faut en croire une enquête menée par CSC/LSA auprès de 192 entreprises en France (dont 48 distributeurs et industriels), le moral est en berne chez les DSI. Seuls 27% d’entre eux envisagent encore un possible retour des beaux jours d’ici à deux ans.

Le serrage de vis devrait en effet décroître légèrement et ne plus représenter qu’un tiers des sites, l’équilibre budgétaire étant le fait de 38% de ceux-ci. Bref, rien de bien joyeux, surtout si l’on se rappelle qu’il y a un an, 48% des interrogés envisageaient une forte croissance des budgets par rapport aux deux années de vaches maigres vécues auparavant, 57% étant confiants dans un léger mieux pour 2005-2006. IT Management : le maître mot Le domaine qui ressort nettement des préoccupations des DSI est celui de l’IT Management tous azimuts, et pas seulement au niveau du parc de matériels et de programmes. Par ordre d’importance, les dsi ont aujourd’hui à coeur de répondre vite aux changements qu’entraîne notamment la mondialisation du commerce, ce qui entraîne la nécessité d’améliorer le pilotage de l’activité en offrant de meilleurs outils décisionnels. Mais, en période de concurrence acharnée, il leur faut également mieux connaître et fidéliser la clientèle via des solutions CRM plus performantes. Ceci implique donc de mieux utiliser les données tout en réduisant (une fois de plus) les coûts. Quant aux prévisions de développement, elles portent prioritairement sur cinq axes : – intégrer des programmes de fidélisation dans le CRM de l’entreprise (car gagner un client coûte beaucoup plus cher que de le conserver) ; – développer les outils logistiques ; – mieux gérer les achats et les approvisionnements via les outils de supply chain – assurer la traçabilité des produits (notamment via la RFID) – enfin, consolider le contrôle de gestion pour être conforme aux nouvelles réglementations comptables européennes. Bref, du pain sur la planche, mais guère de beurre, sauf pour les intégrateurs?


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