Bull booste le supercalculateur Helios avec des Xeon Phi

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360 Xeon Phi permettent de porter la puissance du supercalculateur Helios à près de 2 pétaflops. Helios est employé pour la recherche sur la fusion nucléaire contrôlée.

Nouvelle victoire pour l’offre de calcul de haute performance d’Intel, avec cette annonce du constructeur français Bull. Ce dernier vient en effet d’opter pour des cartes Xeon Phi afin de booster la puissance de calcul du cluster Helios. Grâce à l’adjonction de 360 cartes Xeon Phi, ce supercalculateur frôle aujourd’hui les 2 pétaflops de puissance brute.

Helios est un supercalculateur installé à Rokkasho, au Japon. Créé sous l’impulsion de l’agence européenne F4E (Fusion For Energy), il a pour objectif la recherche sur la fusion nucléaire contrôlée (projet international Iter). Il est exploité par le CEA.

« La simulation joue un rôle essentiel dans le développement de la recherche sur la fusion, tant pour la compréhension de phénomènes physiques extrêmement complexes que pour le dimensionnement de futurs tokamaks (chambres d’un réacteur à fusion, voir la définition de Wikipedia, NDLR) », explique Gabriele Fioni, directeur des sciences de la matière au CEA.

1,5 + 0,4 = 1,9 pétaflop

Helios proposait jusqu’alors 4410 nœuds de calcul bullx B510 pour un total de 8820 processeurs Intel Xeon E5 et une puissance de calcul de 1,5 pétaflops. Plus de 400 téraflops additionnels ont été apportés par 180 nœuds de calcul bullx B515 pourvus chacun de deux accélérateurs Xeon Phi.

Un changement de cap technologique qui a également pour objectif de fournir aux développeurs un outil leur permettant d’adapter les logiciels de simulation au niveau de parallélisme requis par les futurs supercalculateurs.


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