Bull et l’Inria relèvent les défis des supercalculateurs de demain

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Un accord-cadre signé entre Bull et l’Inria permettra à ces deux acteurs de travailler en commun sur la problématique des supercalculateurs exaflopiques. Une thématique essentielle pour la science comme pour l’industrie informatique.

Bull et l’Inria viennent d’étendre leur partenariat dans le secteur du calcul de haute performance. Objectif : relever les défis de la future génération de supercalculateurs exaflopiques. Ces machines regrouperont des centaines de milliers, voire des millions, de processeurs et devront traiter des masses colossales d’informations. La signature de cet accord-cadre s’explique aisément. En effet, le calcul intensif est devenu un élément crucial pour les deux parties.

Bull se fait rapidement un nom dans le monde des supercalculateurs, en particulier suite à la mise en route du premier cluster pétaflopique européen, le Tera 100. Une performance qui a valu à la compagnie de se faire remarquer par les lecteurs d’HPCwire. Bull commence également à marquer des points dans le secteur très profitable des clusters privés. Le dernier gros contrat en date a ainsi été signé avec Dassault Aviation. La firme se doit maintenant de conserver son niveau d’expertise dans le secteur du calcul de haute performance.

Pour l’Inria, le monde du calcul est au centre de vastes enjeux en terme recherche scientifique. Certains, comme le président de NVIDIA, n’hésitent plus aujourd’hui à affirmer que le calcul n’est plus un simple outil, mais bel et bien un des piliers de la science, aux côtés de l’expérimentation et du savoir. En effet, le calcul n’a plus seulement un rôle de validation des théories scientifiques ou de simulation. Il permet d’amorcer des découvertes scientifiques, par exemple dans le secteur de la génétique. Il rend également possible la démocratisation de techniques innovantes, comme la tomographie (technique d’imagerie obtenue à partir d’une série de mesures).

Ce partenariat entre Bull et l’Inria n’est donc en rien le fruit du hasard : Bull va pouvoir consolider sa position alors que l’Inria ne pouvait espérer meilleur partenaire pour aborder cette thématique ô combien stratégique. Les deux associés ont d’ores et déjà établi leur feuille de route commune, qui portera sur l’architecture, les logiciels et les services.


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