Bull fait face à de nouvelles échéances cruciales

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Bruxelles dans quelques semaines va, à nouveau, demander des explications, sur le remboursement du prêt public, sur le plan de restructuration…

L’équipementier français confirme que son plan de sauvetage -visant à éviter le dépôt de bilan- est promis pour octobre. L’enjeu social pour la rentrée n’est pas négligeable, vu le contexte Alstom, notamment. ”

Bull doit présenter ce plan pour démontrer qu’il peut faire face à ses échéances pour les 12 mois à venir.”, explique Gervais Pellissier, directeur financier du groupe français dans le quotidien La Tribune de ce 11 août. Selon lui, Bull tiendra ses objectifs: un bénéfice d’exploitation de 7 millions pour un chiffre d’affaires de 660 millions d’euros. La phase de recapitalisation n’est pas gagnée pour autant. Le groupe a déjà, sur les bras, un emprunt de 450 millions à l’Etat, son actionnaire à hauteur de 16,3%. Et ses fonds propres sont dans le rouge pour 700 millions. “Il faut donc un peu moins de 800 millions, essentiellement sous forme de réduction ou d’annulation de dettes, pour repartir en positif“, précise M. Pellissier. Mais qui peut croire que le groupe vaut ce montant? D’autant que Bruxelles, soucieux de refuser un énième plan de restructuration étatique, trouve le temps long. Car la règle européenne limite ce genre d’interventionnisme à un par décennie; or le précédent plan de sauvetage par l’Etat date de 1994. Le prêt de Bercy, qui devait être remboursé au 17 juin, a été prorogé jusqu’à la fin de l’année, du moins en attendant le processus inéluctable de recapitalisation. Car tous les actionnaires ou presque souhaitent se désengager. Cinq repreneurs potentiels seraient en discussion. En septembre, la Commission de Bruxelles, las d’entendre des promesses, redemandera des “éclaircissements


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