Business Intelligence chez Oracle: Ali El Kortobi s’explique

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ENTRETIEN avec Ali El Kortobi, responsable Datawarehouse chez Oracle. Comment le leader mondial des bases de données veut devenir un acteur global et incontournable de la Business Intelligence…

En mars dernier, Yves de Talhouët, p-dg d’Oracle France nous confiait qu’il visait 20 % de ce marché dès fin 2006. Mais Comment y parvenir? Aujourd’hui, Ali El Kortobi explique le positionnement et l’imbrication des multiples produits présents dans la corbeille. Il nous indique aussi qu’à terme, tout sera bien de l’Oracle? «Nous accompagnerons tous nos clients via des migrations en douceur vers la plate-forme Oracle» Dans le spectre élargi de la Business Intelligence (ETL, stockage, datawarehouse, datamart, reporting, développement, ESB?), quels domaines intéresse plus particulièrement Oracle ? Tous ! Nous sommes présents sur tous les segments de la BI. Dans l’architecture de base de données Oracle, tous les moteurs sont présents, quelles que soient les offres. Ainsi, on retrouve dans chaque base de données des moteurs OLAP, OLTP, datamining, ETL, etc. A priori, il n’y a pas de différence structurelle entre Oracle Database et oracle Datawarehouse. Les mêmes fonctions utilisées, plus ou moins selon les besoins des clients. Notre solution Warehouse Builder joue le rôle d’outil fédérateur permettant de détecter les modèles de données sources, et de concevoir les modèles de données cibles, du datawarehouse. Ensuite, il génère les descriptions et le code nécessaire au projet. La partie ETL permet de concevoir et de ‘mapper’ toute sorte de données pour alimenter le datawarehouse ou un cube, sans recourir à des fonctions techniques complexes. Et cela, indépendamment des environnements. Ensuite, l’utilisateur choisit ce qu’il souhaite comme architecture cible, et Warehouse Builder génère le code à déployer. Les divers produits que vous avez rachetés proposaient des fonctions natives vers d’autres bases de données. Que vont devenir ces fonctions et les développements ? Pour les données sources, notre ETL peut adresser de multiples bases de données, des progiciels comme SAP, de l’information non structurée, etc. et de multiples adaptateurs qui seront, bien entendu, maintenus, suivis, et enrichis. Pour la base de données ‘source’, nous préconisons et recommandons fortement Oracle. Néanmoins, nous savons également travailler avec IBM DB2, Microsoft SQL Server et même Teradata ! Toutefois, à ma connaissance, aucun de nos clients BI n’utilise Teradata, mais plusieurs recourent à DB2 ou SQL Server. Qu’est devenu l’ETL Informatica, utilisé par les clients de Siebel, et les accords avec cet éditeur, également concurrent ? Étant donné le nombre d’installations de nos clients utilisant cette solution, nous poursuivons l’accord avec Informatica. Mais il est vrai que nous inciterons fortement nos clients à passer sous Oracle dans le cadre de leurs nouveaux projets, afin de bénéficier pleinement du potentiel de cette plate-forme. En effet, aucune raison ne justifie de payer indéfiniment des licences à un concurrent ! L’essentiel est d’être très clair avec les clients concernant les évolutions des produits et la poursuite de ces accords. Nous mettrons un point d’honneur à respecter les engagements passés avec les clients avant les rachats, car nous sommes conscients qu’ils ont investi pour développer leurs applications avec Informatica. Côté reporting, comment les fusions se traduisent-elles dans les produits? Désormais, trois gammes sont proposées. Oracle BI Suite Enterprise Edition utilise Siebel Analytics, tandis que la Standard Edition intègre Oracle Discover et Oracle Report. Enfin, la version Standard Edition One, contient une partie de Siebel Analytics, la base de données Oracle pour le Datawarehouse et Warehouse Builder (conception et alimentation). Les évolutions entraîneront forcément des ruptures technologiques et il ne vous sera pas possible de maintenir toutes les lignes de produits existantes. Que va-t-il se passer pour les clients ? Tout d’abord, notre projet Fusion est conçu et planifié pour que les choses se passent pour le mieux. De plus, nous poursuivrons les engagements qui ont été pris sur les anciennes solutions. Pour servir au mieux nos clients, nous poursuivrons aussi les évolutions des liens de ces produits avec nos solutions. Enfin, nous accompagnerons tous nos clients, via des migrations en douceur, vers la plate-forme Oracle. J’estime que cette période de transition durera de deux à trois ans.


Auteur : José Diz
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