Carrefour lance Boostore.com, une vaste cyber-boutique

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Le géant de la distribution veut tailler des croupières à Pixmania, Fnac.com, Amazon ou autres Cdiscount avec une boutique en ligne proposant de l’high-tech, de l’électroménager, de la culture, du loisirs, des fleurs, de la photo et même de la musique en ligne !

On le sait, le commerce sur Internet explose en France: 10 milliards d’euros en 2005, 13 millions de cyber-acheteurs. Carrefour ne pouvait pas passer à côté de cette manne. Déjà leader sur le segment des supermarchés en ligne avec Ooshop, le deuxième distributeur mondial lance ce 19 juin, boostore.com, vaste boutique en ligne non alimentaire.

Si l’enseigne arrive tard sur un marché déjà bien encombré, il a décidé de mettre le paquet. Car Boostore ne fait pas dans la demi-mesure et entend bien venir marcher sur les plates-bandes des leaders du secteur. La boutique joue en effet la carte du choix avec 125.000 références (hors fichiers musicaux) dans des domaines aussi variés que le high-tech, l’électroménager, la culture, la photo, la billetterie, mais aussi les vélos, les fleurs, la musique en ligne. Bref, une véritable caverne d’Ali Baba. Evidemment, fidèle à ses habitudes, le groupe jouera la carte du prix avec une politique commerciale agressive. Mais il faut faire plus pour se différencier. C’est donc sur le service que Boostore.com espère se distinguer. “Le service est au coeur de notre offre”, explique Guy Yraeta, dg de Carrefour France. Il s’agit ainsi de proposer un conseil à l’achat avec un moteur d’usage qui, via un jeu de questions réponses, trouve le produit qui correspond à l’usage désiré. On trouvera également des tests de produits réalisés par un cabinet externe. L’accent a été mis sur les centres d’appels et l’aide en ligne qui promet de répondre en quatre heures. Mais aussi la livraison à domicile (logistique informatique assurée par Sopra), la sécurité des paiements, un SAV à la pointe etc… Hyper généraliste, cette boutique vise une cible qui ne fréquente pas forcément les hypermarchés du groupe. “Nous voulons recruter de nouveaux profils d’acheteurs”, précise Guy Yraeta. Mais Boostore vise bien le mass market et pas les CSP+ habitués à fréquenter les supermarchés en ligne. Par ailleurs, des synergies entre magasins virtuels et réels pourront être mises en place. Ainsi, en achetant une machine à café sur Boostore, on obtient des coupons de réduction pour du café en magasin… Choix, prix discount et service suffiront-ils à les détourner des acteurs historiques comme Pixmania ou autres ? Le groupe affiche en tout cas de hautes ambitions. S’il se refuse à donner des chiffres, il entend devenir leader du secteur. Traduction, faire mieux que 450 millions d’euros de chiffre d’affaires et atteindre la rentabilité en 3 ans. Et il mise sur sa forte notoriété. “Un foyer sur deux se rend dans nos hypermarchés, on ne part pas de zéro. La signature Carrefour est présente sur le site de Boostore, comme pour Ooshop. Notre légitimité est suffisante”, affirme le directeur général


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