Castorama dématérialise ses factures fournisseurs

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Castorama dématérialise ses factures fournisseur et s’offre une extension de sa plate-forme de ‘supply chain’ pour Noël

Castorama est paré pour les fêtes de Noël ! Depuis le début du mois, le spécialiste du bricolage a débuté la dématérialisation de ses factures fournisseurs. Pour ce, le distributeur a choisi de continuer à travailler avec EDT, son prestataire EDI habituel, qui a monté sa plate-forme centrale de supply chain dans les années 90.

Il s’agit donc d’une extension des fonctionnalités de la plate-forme déjà en place, et sur laquelle 700 fournisseurs du distributeur échangent 80% des commandes totales. “Nous avions prévu cette fonctionnalité depuis le début du projet, mais les fournisseurs n’étaient pas prêts”commente Jean-Jacques Hirsch, p-dg d’EDT.

Conséquence, ce n’est qu’en 2008 qu’EDT a intégré son logiciel EIMA, développé en java, et qui traite les factures électroniques, sur la plate-forme de supply chain de Castorama. Ce dernier, via un mécanisme d’import export des données et via une API, permet d’intégrer cet archivage dans le système d’information global de l’entreprise. Un projet qui ne présente pas de difficultés techniques, d’après Jean-Jacques Hirsch, mais qui demande une qualité extrême dans les informations envoyées, et, donc, dans la fiabilité des systèmes d’informations.

Et, également, que les fournisseurs soient équipés.“Ils peuvent, soit intégrer la même solution, comme l’a fait Black & Decker, soit une solution concurrente. Et, pour ceux qui ont une volumétrie moins importante, inférieure à 100.000 factures par an, ils peuvent souscrire à un service en ASP”explique Jean-Jacques Hirsch.

Demat européenne

“Aujourd’hui, les factures papier qui sont reçues sont scannées, et les informations doivent être saisies dans le système de gestion. Outre les avantages économiques, il y a une simplification des procédures de recherche, en cas de contentieux ou de contrôle fiscal” commente Jean-Jacques Hirsch.

Côté économies, justement, le spécialiste de solutions d’échanges électroniques estime que l’économie est d’au moins cinquante centimes par facture, pour son émetteur. Pour démarrer, 4 millions de factures sont visées par la dématérialisation. Mais la plate-forme gère les achats pour toute l’Europe.

A terme, c’est ce même périmètre qui est visé pour la dématérialisation des factures, et les fournisseurs hors France sont également concernés. La solution, promet EDT gère les différences légales sur la facture électronique qui existent entre les différents pays européens.


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