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Chrome OS Flex prêt à remplacer Windows et macOS ?

Chrome OS Flex ? Il est « prêt pour un déploiement à grande échelle », à en croire Google. Qui en livre en tout cas une première version stable.

Destiné à donner une seconde vie aux PC et aux Mac x86, ce système d’exploitation basé sur Chromium OS est né CloudReady, hors des murs du groupe américain. Ce dernier l’avait financé en 2017… avant d’acquérir, trois ans plus tard, son éditeur Neverware.

De CloudReady, il ne reste plus grand-chose. L’ultime version (96.4) est sortie en mai. Les machines qui en sont équipées vont faire – autant que possible – l’objet d’une mise à jour automatique vers Chrome OS Flex. À partir de fin 2022, début 2023, la procédure ne pourra plus se faire que manuellement. Dans le même temps, Google coupera le cordon avec Neverware. Tout passera par ses serveurs. À commencer par la composante MDM (administration des appareils)… qui exigera une licence (payante) Chrome Enterprise Upgrade ou Education Upgrade.

Cette licence, qui inclut un support technique, ne pourra être acquise que pour les appareils « certifiés ». Au dernier pointage, on en compte environ 300. Pour certains modèles récents, la prise en charge par Chrome OS Flex s’étend jusqu’à 2030. Parmi eux, le ThinkPad X1 Carbon Gen 9, le XPS 13 9310 et plusieurs clients légers HP (t640, mt45…).

64 bits uniquement

Côté Mac, on prendra en référence la liste suivante. Et on notera que Google n’assure pas la prise en charge des modèles dotés de la Touch Bar, de la puce T2 ou d’un CPU M1.

Alors que CloudReady proposait trois éditions, Chrome OS Flex n’en comprend qu’une. Il bénéficiera toutefois d’une cadence de mise à jour plus rapide et plus régulière – alignée, en l’occurrence, sur celle de Chrome OS. Et de fonctionnalités supplémentaire, comme l’Assistant Google, la prise en charge des comptes Family Link et la gestion des options dépendant d’appareils connectés (Smart Lock, Instant Tethering, Nearby Sharing…).

Contrairement à CloudReady, Chrome OS Flex ne prend en charge que les processeurs 64 bits. Il lui faut par ailleurs au moins 4 Go de RAM et 16 Go de disque. Les spécificités de son système de fichiers font que la création des médias d’installation implique une extension Chrome. Plus précisément celle normalement destinée à créer des supports de récupération pour les Chromebook.

Chrome OS Flex : qu’est-ce qui fonctionne ?

Qu’en est-il de la prise en charge matérielle ? Google s’engage sur le fonctionnement de :

– Écran interne et sortie vidéo
– Audio en entrée et en sortie
– Réseau (Wi-Fi, Ethernet ; dispositifs externes non supportés officiellement, mais ils fonctionnent généralement)
– Clavier, pavé tactile
– Mode veille
– USB
– Webcam

Fonctionnement pas garanti, en revanche, pour :

– Rotation automatique de l’écran, contrôle tactile
– Bluetooth
– Raccourcis et touches de fonction
– Lecteurs de cartes SD

Et, officiellement, pas de compatibilité avec :

– Lecteurs de CD/DVD
– Capteurs d’empreintes digitales
– Saisie au stylet actif
– FireWire et Thunderbolt (qui reste utilisable en USB3, USB4 et DisplayPort)
– Caméras infrarouge et à reconnaissance faciale
– Connecteurs et docks propriétaires

Il y a aussi divers problèmes. Entre autres avec :

– Le stockage RAID (installation impossible sur ces configurations)
– Certains chipsets Wi-Fi (première illustration ci-dessous)
– Certains GPU : des NVIDIA mal gérés (deuxième illustration) et des Intel non pris en charge (troisième illustration)

O. K. pour Secure Boot ; ça dépend pour les TPM

À défaut de la puce idoine, on ne peut bénéficier de la vérification d’intégrité au démarrage (on peut toutefois activer Secure Boot en alternative).
Côté TPM, seules certains modules 1.2 et 2.0 sont pris en charge. On pensera à les remettre à zéro avant d’installer Chrome OS Flex.

Sur le volet logiciel, hormis la non-prise en charge du dual-boot, on notera l’impossibilité d’utiliser des apps Android. Et des VM Windows avec Parallels Desktop.

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