Cisco va annoncer des serveurs lames pour virtualisation de datacenters

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C’est confirmé, John Chambers introduira ce lundi 16 mars, le concept “Unified computing” avec une gamme de ‘blade servers’ – un tournant historique face à Dell, HP, IBM…

Depuis fin 2008, la rumeur n’avait cessé de s’amplifier et de s’avérer, jamais démentie par Cisco, autour d’un projet majeur baptisé du nom de code “California“.

Ce 16 mars, c’est officiel, car la presse et les consultants ont été sollicités pour commenter une annonce déjà pré-annoncée comme historique.

Mais peu de détails ont encore filtré. Le secret est relativement bien gardé. Mais si l’on récapitule les lancements importants de ces quatre dernières années, le fil d’Ariane est clairement visible : Cisco a décidé de mettre plus qu’un pied dans le ‘datacenter’.

Le géant des infrastructures IP sait depuis longtemps ce que convergence signifie. L’un des derniers maillons important aura été le lancement, avec succès, de sa gamme Nexus (5000, puis 1000) succédant à ses initiatives clés permettant de faire converger autour de commutateurs/routeurs centraux aussi bien les réseaux de données “vives” que les réseaux de stockage/archivage, sans oublier les architectures de reprise après sinistre ou “plans de continuité”.

L’architecture‘Unified computing” qui devrait être détaillée ce 16 mars vient compléter l’édifice. Il s’agit cette fois d’empiéter clairement sur le territoire des constructeurs de serveurs sous couvert de proposer quelque chose comme un “backbone” de virtualisation de serveurs – mais là encore dans la lignée des architectures de “continuité” reposant sur la virtualisation des systèmes, architectures clairement initiées par Cisco ces derniers mois.

Les serveurs lames qui doivent être présentés auraient vocation à administrer et automatiser la mobilité des “systèmes virtuels” (virtual machines) et des systèmes au coeur des datacenters ou centre de traitement des données y compris le stockage.

Le système reposerait, entre autres, sur la technologie de VMware (groupe EMC), dont Cisco détient, rappelons-le, 2% du capital.

Au coeur du dispositif, se trouverait un commutateur central (core switch ou “switch fabric“) du datacenter et un serveur blade associé, conçu autour d’un processeur Intel, ainsi qu’une console centrale d’administration de l’ensemble des serveurs virtualisés aussi bien du côté des data actives que du côté du stockage, dans une même architecture unifiée avec des ports à adresse virtuelles, semble-t-il. Pour cette dernière, Cisco a fait appel à BMC Software – ce qui nous a été confirmé à Paris.

Le 19 janvier dernier, le CTO du groupe, Mme Padmasree Warrior, avait commencé à vendre la mèche sur un ‘blog’ où elle disait : “En connectant toutes les combinaisons possibles de serveurs, stockages et applications, le réseau orchestre toutes les formes de communication à travers le datacenter” – des écrits repris, commentés ce jour-là dans un entretien avec le New York Times.


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