CITE DES SITES : Cette, Sète, Twin-Set sur Internet…

Régulations

J’ignorais presque tout de Sète que je viens de découvrir grâce à Internet.

Sète, c’est un peu Brasilia, cette capitale que le Brésil s’est donnée en l’inventant comme le professeur Le Trouhadec l’avait déjà fait pour Donogoo. Sète est une ville plus récente que la plupart des cités américaines.

Louis XIV l’a inventée en 1666 sur une idée de Colbert qui voulait un « terminal » pour le Canal du Midi de Riquet, reliant l’Atlantique à la Méditerranée. Ainsi fut fait et bien fait ; la ville a prospéré, devenant le second port français de la Méditerranée, après Marseille, et le premier port de pêche. Connaissez-vous le mot CHICHOIS ? D’après http://membres.lycos.fr/polar/html/bathelotloupn.html, «Chichois, en pays sétois, c’est une pagaille monstre, manifestement générée par l’hystérie des démons du Grand Foutoir. Chichois baraquette est la forme superlative absolue de cette expression dont on ne connaît d’équivalent dans aucune ville française, ni même dans aucun port, fût-il méditerranéen.» Du coup, le site officieux de Sète s’intitule Le chichois (http://www.opisline.com/Journal/le_journal.html ) et son dernier numéro précise bien les choses : «Le CHICHOIS cherche à s’adapter à un nouveau mode de diffusion. « Entre la parution d’un nouveau numéro à dates fixes et l’info en continu le Chichois hésite et pour l’instant opte pour cette solution bâtarde qui consiste à attribuer un nouveau numéro (73 pour celui-ci) de temps en temps quand on estime que les mises à jour d’un numéro ont été suffisantes. « Notre problématique est simple: nous ne sommes pas équipés d’une cohorte de journalistes qui pourraient remplir nos colonnes quotidiennement. D’un autre côté il y a certaines infos qui ne doivent pas attendre pour être diffusées. Et l’on ne peut sortir un nouveau numéro à chaque modification ! De plus le CHICHOIS est un journal coopératif, quiconque s’il le souhaite et que le sujet de son article est approuvé peut diffuser dans le CHICHOIS … et nous manquons d’écrivaillons et de reporters enthousiastes …» Si peu périodique qu’il soit, le Chichois donne cependant des informations utiles. Ainsi sur le déballastage : «Lorsqu’un pétrolier décharge sa cargaison de pétrole, il doit remplir ses citernes avec de l’eau de mer (eau de ballast) afin d’assurer sa stabilité. Mais lorsqu’il souhaite prendre une nouvelle cargaison, le navire doit vidanger ses cuves de l’eau de mer qu’elles contiennent. Cette opération dite de “déballastage” doit être théoriquement réalisée dans des installations portuaires prévues à cet effet. Mais hélas, du fait d’une pratique ancienne qui consistait à rejeter ces mélanges d’eau et de résidus pétroliers à la mer, de l’insuffisance des installations portuaires ou d’une volonté commerciale de gain de temps, cette opération est souvent réalisée de manière illégale, en pleine mer, à l’approche des ports.» Il pousse aussi un cri d’alarme après la catastrophe nord-coréenne : «Corée et Sète, même danger ? Comme le précise un habitué du forum de discussion ” On vient d’apprendre aux infos TV que l’accident qui à causé des centaines de morts et des milliers de blessés serait dû à l’explosion de ” NITRATE D’AMMONIUM “. Superbe ! il y en 500 Tonnes pures à la SOGEMA dans le port de SÈTE. Mais que font les autorités ? “.» Au moins trois personnalités éminentes du 20ème siècle sont nées à Sète ? et sont inhumées à Sète : Paul Valéry, Jean Vilar et Georges Brassens. Voilà qui donne du passé à cette ville très récente qui s’est appelée Cette jusqu’en 1928. Il semble inutile de se demander pourquoi Cette est devenue Sète ; c’est tout simplement que Cette est imprononçable avec l’accent du midi et que Sète «ça chante» ! Un site nous détrompe tout de même : « L’orthographe CETE du nom de la ville rappelle la dénomination latine “insula ceta” qui signifiait: île poissonneuse. CETUS! devaient s’écrier les romains en contemplant depuis Mèze le mont St Clair dont la forme rappelle une baleine. L’orthographe actuelle, Sète, serait un héritage du phénicien SETTIM qui désigne une hauteur boisée. Ce nom a été fixé par une ordonnance du 20 Janvier 1928, consacrant l’influence phénicienne. » « A l’aube des temps mythologiques, inséré dans le golfe du Lion, un golfe plus petit, le Golfe de Thau, précise http://www.opisline.com/historique.html. Sur l’emplacement de ce golfe, une ville, la ville de Thau, s’était élevée autrefois avant d’être submergée par les flots de la mer (…) Neptune fronça les sourcils, plongea son trident dans les profondeurs marines, en remonta un cétacé énorme, et le disposa à l’entrée du petit golfe, le transformant ainsi en étang désormais à l’abri des vents d’est. Le cétacé, espèce de baleine à bec de dauphin fut pétrifié sur place en voyant le dieu de la mer, ainsi naquit la montagne de Cette.» Paul Valéry est enterré au Cimetière marin qui a inspiré un de ses plus beaux poèmes : Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes; Midi le juste y compose de feux La mer, la mer, toujours recommencée O récompense après une pensée Qu’un long regard sur le calme des dieux? Jamais personne n’a aussi bien parlé d’un cimetière. Brassens pourtant, qui est enterré dans un autre cimetière, a demandé, lui aussi, un cimetière marin : Mon caveau de famille, hélas ! n´est pas tout neuf, Vulgairement parlant, il est plein comme un oeuf, Et d´ici que quelqu´un n´en sorte, Il risque de se faire tard et je ne peux, Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu, Place aux jeunes en quelque sorte. Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus, Creusez si c´est possible un petit trou moelleux, Une bonne petite niche. Auprès de mes amis d´enfance, les dauphins, Le long de cette grève où le sable est si fin, Sur la plage de la corniche. Déférence gardée envers Paul Valéry, Moi l´humble troubadour sur lui je renchéris, Le bon maître me le pardonne. Et qu´au moins si ses vers valent mieux que les miens, Mon cimetière soit plus marin que le sien, Et n´en déplaise aux autochtones. Est-ce trop demander : sur mon petit lopin, Planter, je vous en prie une espèce de pin, Pin parasol de préférence. Qui saura prémunir contre l´insolation, Les bons amis venus faire sur ma concession, D´affectueuses révérences. Brassens bénéficie de beaucoup de sites. En particulier, http://eric.m.free.fr/ qui s’ouvre ainsi : «Pourquoi un site sur Georges BRASSENS ? C’est vrai qu’il disait ‘A plus de 4 on est une bande de cons’. Je vous laisse imaginer ce qu’il penserait du Net où on est des millions ! Enfin bon, on peut toujours essayer» Autre site excellent, http://gbloncourt.free.fr/Ixpl.htm dont je fus le 201183ème visiteur. Avant d’inventer Avignon, Jean Vilar avait imaginé d’utiliser Sète. Il en demeure le Théâtre de la Mer-Jean Vilar où d’autres que lui, en particulier Jean Deschamps, ont perpétué son nom. En matière de culture, Sète n’est pas en reste. Il y a un Espace Georges Brassens avec, en complément, le site http://www.ville-sete.fr/brassens/francais/index.html où l’on retrouve notamment de nombreuses photographies. Il y a aussi un Musée Paul Valéry des Beaux-Arts et Traditions sétoises. Il y a encore un Festival domicilié à la mairie : «Festival “Quand je pense à Fernande” Service des Affaires Culturelles Hôtel de Ville.» Quand je pense à Fernande est, on le sait, une chanson de Brassens à la rime un peu raide ? et il est très sympathique qu’elle soit le titre d’un festival dédié à la jeunesse. Indignation contre la Fnac?

Tout à fait en marge de Sète, je vais essayer de m’indigner sur une indication Internet de la FNAC : Voici les articles correspondant à « Jean Vilar » : Bastille-Tango (qui est de Jean-François Vilar ?le VHS des Duratons de Jean-Jacques Vital?Béatrice et Bénédict de Berlioz, (avec un nommé Jean-Luc Viala)


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