CITE DES SITES : Le Bien Public ou ma Bourgogne…

Régulations

Le Bien Public est l’un des plus anciens quotidiens de France. Vice-doyen de la presse française, il est né en 1868 du rapprochement de l’Impartial Bourguignon et de l’Union Bourguignonne, journal créé en 1850

Or, 1868, c’était le temps de l’Empire libéral, on pouvait espérer croire au bien public et un quotidien (qui paraissait, affirma-t-il depuis, huit fois par semaine) pouvait naître à Dijon, la capitale de Charles le Téméraire. Il existe toujours dans la mesure où il n’avait pas paru sous l’Occupation. Il a donc gardé depuis plus d’un siècle et demi ce titre désuet qui fait penser à l’Intransigeant (qu’on appelait l’Intran), le Salut public, le Sémaphore, etc.

Au temps où Internet n’existait pas ­nous étions à la préhistoire ! ­

Agence de Presse Magazine, qui édite maintenant Silicon.fr, concevait et fabriquait un hebdomadaire diffusé par pages séparées dans les journaux de province qui, recevant les flans de chaque page, n’avaient plus qu’à les clicher avec du plomb pour les incorporer… À cette époque, le Bien public comptait parmi ses meilleurs correspondants (sous la houlette de son regretté directeur, François Bacot, qui était la distinction, la courtoisie et le gentillesse mêmes).

D’humbles et glorieuses nouvelles

Aujourd’hui le Bien public qui dépasse de peu les limites de son

département, la Côte d’Or, possède un site Internet remarquable http://www.bienpublic.com/

Il y a d’abord tout le quotidien avec les humbles ou glorieuses nouvelles locales :

«Un second adjudant vient de rejoindre la brigade cantonale de Saint-Jean-de-Losne.» «La musique de la Garde impériale de Dijon, représentant sa ville et la Bourgogne, vient de passer deux journées entières de prestations en Suisse, lors de la Fête des vendanges de Neuchâtel.» «La représentation officielle suisse, quant à elle, était conduite par son ministre de la Défense, M. Schmitt, qui a, non seulement, été passionné par la garde impériale de Dijon, mais a également participé avec ses musiciens à l’interprétation de la « Marche des Cent Suisses ».

Chaque jour se conjugue l’état-civil avec ses différentes rubriques:

«Parler de toi, c’est te faire exister, ne rien dire serait t’oublier. » Ou encore: «Nous t’aimons et ne t’oublierons jamais, mon titi.»

Une suite historique remarquable

Pour les nouvelles d’outre-Bourgogne, on est reporté sans vergogne, puisqu’il appartient pour l’instant au même groupe que le Bien public, sur le site du Figaro!

Les archives ne remontent pas, hélas !, jusqu’à 1850 mais elles sont très bien agencées. Consultation gratuite et sans conditions.

Le Bien public est associé depuis longtemps à un quotidien de Chalon-sur-Saône, “Le Journal” (naguère “Le Courrier” que présidait l’excellent René Prêté) de Saône-et-Loire dont le site communique avec celui de son confrère de Dijon. Et là nous découvrons une suite absolument remarquable : toute l’histoire du XXème siècle avec de nombreuses citations concernant la région.

Ainsi ce texte relatif à l’affaire Dreyfus:

«L’exemple des officiers d’Auxonne» «Voici quelques extraits de fiches établies sur des officiers servant ou ayant servi à la garnison d’Auxonne au moment où l’affaire éclate et reproduits dans la presse de l’époque: Capitaine S: « Républicain très anticlérical, s’est montré partisan de la révision du procès Dreyfus ; mérite d’autant plus de l’avancement que des officiers semblables sont rares dans l’armée et la cavalerie». Commandant S : « Breton et très catholique. Va beaucoup à la messe, membre de la Société Saint-Vincent-de-Paul ; fait de la propagande réactionnaire très active.» Lieutenant-colonel S : « Réactionnaire et clérical militant. Président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul d’Auxonne. Va lui-même trouver des familles pauvres de la localité et leur donner de l’argent pour leur faire retirer leurs enfants des écoles laïques ; est au tableau d’avancement pour le grade de colonel ». Lieutenant-colonel S : « Clérical militant, très opposé au gouvernement actuel ; s’est rendu ridicule au cantonnement de Fauverney, en 1899, en tombant à genoux au passage d’une procession ». L’ensemble des documents rassemblés est très copieux: http://www.lejsl.com/

Bourgogne du Sud? Adieu Saône-et-Loire

Enfin, l’affaire qui tient tous les Bouguignons en émoi: le département de Saône-et-Loire est agité par un projet de changement de nom:

«Une longue procédure pour pouvoir s’appeler Bourgogne du sud «Si tout le monde est d’accord, « Saône-et-Loire » pourrait s’appeler «Bourgogne du sud» dans 3 ou 4 ans. Et, comme les Côtes-d’Armor, il faudrait beaucoup communiquer pour attirer les touristes. «Saône-et-Loire est-il un nom appelé à disparaître de la liste des départements français ? C’est une hypothèse très probable, dans la mesure où le président du Conseil général, René Beaumont, porte cette idée avec des arguments convaincants. La notoriété est en effet un vecteur incontournable de l’attrait touristique, donc du développement économique. «Le président de la région Bourgogne, Jean-Pierre Soisson trouve que c’est rendre hommage à la région que de vouloir se rebaptiser « Bourgogne du sud »

J’oubliais. Il y a parmi beaucoup d’autres rubriques celle du vin. Eh bien ! vous ne le croirez pas, il n’y est question que des seuls vignobles bourguignons!… http://www.bourgogne-vins.com/


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