Clap de fin pour les ventes de Google Glass, et après ?

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Les lunettes connectées de Google ne seront plus vendues à partir de lundi prochain. La firme annonce que les Google Glass perdureront sans donner de précision.

Dans leur forme actuelle, les Google Glass ont du plomb dans l’aile. Google annonce en effet stopper les ventes du modèle Explorer à compter du 19 janvier prochain. La firme de Mountain View insiste toutefois sur le fait que Google Glass perdurera, tout en restant assez laconique. « Nous interrompons le programme Explore afin de pouvoir nous concentrer sur la suite », selon un message laissé par l’équipe de Google Glass via Google +. « Vous commencerez à voir de nouvelles versions de Glass quand elles seront prêtes (pour l’instant, interdiction de regarder) », ajoute-t-il.

Attendons la renaissance dans ce cas…Force est de constater que depuis plusieurs mois déjà, le projet est au point mort. Le programme Google Glass en édition Explorer avait été lancé aux États-Unis en 2013 puis décliné au Royaume-Uni à partir de l’été 2014. Il permettait aux développeurs d’entrer dans un écosystème et d’acquérir des lunettes connectées au tarif de 1500 dollars. On s’attendait donc logiquement à ce que ce programme soit suivi d’une commercialisation grand public, selon ITespresso.

Un problème de time to market et de vie privée

Les Google Glass ont en effet reçu un accueil des plus enthousiastes dès leur présentation par Sergei Brin, co-fondateur de Google. Mais, depuis lors, l’enthousiasme a laissé place à une certaine hésitation. Des contingences techniques ont probablement freiné les évolutions (autonomie, miniaturisation…), tout comme la question du « time to market ».

L’usage des Google Glass posait aussi des soucis en termes de protection de la vie privée et de sécurité. Des restaurants, des bars et des cinémas ont ainsi purement interdit le port et l’usage des lunettes connectées dans leurs enceintes.

Une renaissance encore dans les limbes

Malgré ce coup de frein, Google voudrait maintenir en vie le projet Google Glass. Concrètement, l’équipe dédiée quitte la division Google X pour monter une entité séparée, et ce, toujours sous la houlette d’Ivy Ross.

Dans cette nouvelle configuration,  elle reportera maintenant à Tony Fadell, PDG de Nest (concepteur d’objets connectés : thermostat intelligent, détecteur de fumée et caméra IP avec l’acquisition de Dropcam). Cette société californienne avait été acquise par Google il y a maintenant un an pour la coquette somme de 3,2 milliards de dollars.

Qu’on ne s’y trompe pas, le projet des Google Glass est bien enterré dans sa forme actuelle. Sous quelle forme les lunettes connectées ré-apparaîtront-elles ? Mystère.

Dans la prochaine version des Google Glass, Intel sera-t-il mis davantage à contribution ? Celle-ci pourrait venir sous la forme des processeurs Core M à faible enveloppe thermique, voire des modèles Quark (moins performants mais plus petits et moins énergivores), en lieu et place du SoC Omap de Texas Instruments équipant les Google Glass « Explorer Edition ».

De son côté, Intel est même allé encore plus loin en investissant dans la société Vuzix qui a été la première a commercialisé des lunettes connectées avec les M100.

Il faudra également expliquer aux développeurs ayant déboursé 1500 dollars la raison de ce revirement qui sonne comme un produit mort dans l’œuf.

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