Client léger, un marché porté par le PC vieillissant et la virtualisation

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Selon une étude du cabinet IDC, le client léger va profiter du renouvellement des PC et de l’engouement pour la virtualisation du poste de travail pour s’afficher en forte hausse dans les années qui viennent.

Malgré une progression de 8,5 % au troisième trimestre 2013 (d’un trimestre sur l’autre), avec 1,38 million de postes clients légers livrés, le marché est encore loin d’afficher un réel dynamisme ! En effet, pour IDC, les livraisons de clients légers ne devraient pas dépasser les 5,31 millions d’unités en 2013, soit une progression d’une année sur l’autre de seulement 0,2 % !

Rappelons que le client léger (thin client) est un poste de travail qui fonctionne en mode client-serveur, et qui réunit le minimum technologique – avec parfois des performances étendues selon les besoins, par exemple en terme de puissance ou d’affichage graphique – pour afficher et exécuter les traitements qui proviennent d’un serveur central. Le client léger peut également prendre la forme logicielle d’un navigateur web, de plus en plus de services s’exécutant dans le Cloud.

Windows Embedded ou zéro OS ?

Le marché du client léger affiche plusieurs tendances de fonds. La première est le repli du terminal (terminal client), dont les ventes reculent de 30 %, au profit du client léger (thin client). Ce dernier occupe désormais 96 % du marché, tandis que la part de marché des terminaux devient congrue, avec 4 %…

Autre tendance, si les clients légers sous environnement Windows Embedded continuent de dominer le marché, avec une part estimée à 40 %, le client zéro, c’est-à-dire livré sans système d’exploitation, voit sa part de marché atteindre 32 %, soit une progression de 22 %.

Si les chiffres 2013 déçoivent – mais est-ce une surprise dans un environnement macro-économique encore par trop défavorable ? -, IDC montre plus d’optimisme pour l’avenir. D’une part, le marché devrait repartir à la hausse en 2014, avec 5,86 millions d’unités livrées, soit une progression de 10,5 %. Surtout, le cabinet prévoit 8,01 millions d’unités livrées en 2017.

VDI : une certaine maturité

Plusieurs phénomènes devraient expliquer cet emballement. Tout d’abord le client léger est une configuration qui trouve un écho très favorable dans les pays émergents. A ce titre, la région Asie/Pacifique, à l’exclusion du Japon, est devenue le premier marché du client léger devant les États-Unis. 28,5 % de part de marché pour la première, contre 27 % pour les seconds.

Le Japon se distingue avec une prédilection pour le client léger reprenant le form-factor de l’ordinateur portable, alors que dans le reste du monde c’est le modèle du poste écran-clavier, avec une priorité pour les écrans LCD, qui domine.

Autre phénomène marquant, le renouvellement des PC vieillissants. Après avoir bloqué les investissements pour affronter la crise, les entreprises doivent aujourd’hui faire face à une double problématique : du matériel en parc qui ne peut plus répondre aux usages et des problèmes de support avec les OS et/ou applications. L’arrêt du support de Windows XP devrait amplifier ce phénomène (Lire Le système de mise à jour de Windows XP… au bout du rouleau).

Dernière tendance porteuse au profit du client léger, la montée en puissance du VDI (Virtual Desktop Infrastructure), la virtualisation du poste de travail. La puissance des serveurs de dernière génération, des infrastructures de datacenter et de Cloud, rend désormais ces technologies accessibles, voire abordables. C’est pourquoi le VDI devient une option sérieuse pour remplacer les parc de PC à renouveler. Notons d’ailleurs que Amazon Web Services, qui continue à donner le la sur le marche du Cloud industrialisé, vient de lancer son offre de poste de travail attestant d’une certaine maturité de ces technologies (lire Amazon s’attaque au poste de travail virtualisé avec WorkSpaces)

HP en tête, Dell en embuscade

Le marché des clients légers est aujourd’hui dominé par les acteurs de poids du PC, HP en tête (avec 28 % de part de marché mondial). Mais Dell est en embuscade : renforcé par le rachat de Wyse, le Texan affiche 22,7 % de parts de marché. Suivent une multitude de fabricants régionaux.

C’est pourquoi l’avenir sera certainement favorable aux acteurs du marché qui sauront maitriser à la fois la gestion du poste en bout de chaine (end point), la virtualisation de son environnement applicatif, et la performance du stockage de données associé. Là encore HP et Dell semblent plutôt bien placés pour continuer à dominer le marché.


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