Combattre le stress en cliquant

Régulations

Pour combattre le stress en entreprise, il suffirait de cliquer sur un sourire…

Les DRH vont-ils adopter le jeu du sourire pour combattre le stress en entreprise ?

MindHabits est une société qui crée des jeux informatiques conçus pour aider l’utilisateur à se détendre et à avoir une plus grande confiance en lui. “Ces jeux d’entraînement cérébral rééduquent automatiquement le cerveau à réagir au stress social“, explique le site internet de l’entreprise.

Ces jeux diminueraient de 17% les hormones du stress des employés qui l’utilisent. On ne rie pas, c’est très sérieux, paraît-il.

En effet, Mindhabits a essaimé d’une université canadienne de Monréal, Mc Gill University, dont une équipe de chercheurs, sous la houlette de Mark Balwin, a planché sur le sujet pendant dix ans. Une étude qui a donné lieu à des publications dans le Journal of Personality and Social Psychology de l’American Psychological Association, explique le site de l’université, qui détaille la manière dont ont été réalisés les tests.

Les chercheurs ont notamment invité 23 employés d’un centre d’appels de Montréal à jouer au jeu des visages. Au milieu des visages renfrognés sur l’écran, il faut cliquer sur celui qui sourit. “Par la répétition, le jeu forme l’esprit à se diriger vers les aspects positifs de la vie sociale“, explique le professeur Baldwin sur le site de la fac.

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Les employés du centre d’appels ont répété l’exercice chaque matin pendant une semaine de travail. Ils ont rempli chaque jour des questionnaires sur le stress et l’estime de soi. Le dernier jour de l’expérience, leur salive a été prélevée afin de tester leur taux de cortisol. D’après les résultats de ces tests, le taux de production de cortisol des participants avait diminué de 17 % par rapport aux membres d’un groupe témoin qui ont joué à un jeu similaire, mais qui ne comprenait pas de visages souriants.

Le tout a été scientifiquement mesuré par Jens Pruessner du Centre d’imagerie cérébrale McConnell de l’Institut neurologique de Montréal et du centre de recherche de l’hôpital Douglas, coauteur de l’étude.

Reste à espérer que la pratique ne devienne pas obligatoire dans les entreprises.


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