Confiance numérique: STS Group fustige le retard de la France

Sécurité

Editeur de solutions de sécurité, STS Group regrette la frilosité de la France face à l’enjeu planétaire du marché de la confiance numérique.

Le dossier médical personnel*? Très en retard. La carte d’identité numérique? Plus d’actualité – alors même que les Français y étaient favorables en 2002**. Et pourtant… Et pourtant, la Belgique l’utilise. Et pourtant, le président du Guatemala signe les décrets d’application des lois rappellent les dirigeants de STS Group, éditeur de solutions universelles de confiance numérique.

Parallèlement à la première conférence mondiale de ses plates-formes de confiance numérique, la société STS Group (23 millions d’euros de CA en 2009 (+41,6%) hors acquisitions), accuse le coup. « La confiance numérique est un enjeu planétaire au même titre que les systèmes d’exploitation et les GPS », martèle Olivier Midière, président de l’Association pour le développement de l’Economie numérique en France (ADEN). Mais la France traîne la patte.

Grand emprunt : industrie numérique, 4 ,5 milliards d’euros/ confiance numérique, zéro

« Ce n’est pas dans trois ans qu’il faudra se mettre en route », tonne Henry Crémadès, directeur général de STS Group créée à Toulouse en 2000. Le retard de la France s’expliquerait par « des processus de décision compliqués » qui n’aboutissent jamais alors que l’on « pourrait être champion du monde si on menait des attaques communes avec Keynectis, Oberthur…», reprend le directeur général de STS Group.

Loin d’être « championne du monde », la France désole STS Group en matière de développement de la confiance numérique. Sur les 4 ,5 milliards d’euros attribués à l’industrie numérique par le gouvernement, au sein du grand emprunt, aucun crédit n’est attribué à la confiance numérique. « Le monde entier va vers le numérique, assène Henry Crémadès, mais sans confiance, cela ne marchera pas».

STS Group va doubler le nombre ses partenaires internationaux fin 2010

Internationalement, tous les milieux sont concernés (banque, santé, justice…) par la confiance numérique, assure STS Group, qui compte parmi ses clients 250 grands comptes et 36 200 PME/ TPE (en partie issus de l’acquisition de RISC Group en janvier 2010). La société a donc choisi de s’implanter dans une vingtaine de pays via des partenaires locaux, à travers des plateformes SAAS (Software as a Service).

La société opère ainsi du début à la fin. «La chaîne de confiance est globale, détaille Henry Crémadès, s’il y a une rupture dans cette chaîne, il n’y aura pas de valeur probante pour le client.» Avec le cryptage comme outil principal, tout est fait au sein du groupe (traitement des données, fiabilité, preuves, traçabilité).

Cotée sur le marché libre, la société assure que sa démarche n’est pas liée à une quelconque recherche de fonds publics. «Nous avons gagné 1 million d’euros en 2004, nous en sommes à 23 millions en 2009.» Simplement, STS Group regrette la frilosité de son pays.

En pleine expansion, la société – qui va « doubler le nombre de ses partenaires d’ici à la fin de l’année» – préconise par exemple, pour la France, « un niveau d’exigence civil égal à celui du militaire » tout en rappelant que la confiance numérique sert, aussi, de «levier sur le reste de l’économie numérique ».

* Le DMP vise à sécuriser les données de santé. ** Selon l’enquête SOFRES / Forum des droits sur l’internet – Panorama des pratiques et des attentes datée de septembre 2002 « 73% des Français sont favorables à une carte d’identité électronique sécurisée permettant d’accomplir toutes les démarches en ligne (identification, signature, paiement). »


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