Congrès Big Data 2013 : la data reine fait son marché

Big DataCloud

La rencontre d’un réel intérêt des utilisateurs pour le Big Data et d’un écosystème qui construit son offre a assuré le succès du Congrès Big Data 2013.

Voilà bien longtemps que nous avions fréquenté un salon affichant une telle satisfaction, tant du côté des visiteurs que des exposants. La cause en revient au thème de ce Congrès, le Big Data, qui entre désormais dans les réflexions, voire les stratégies des organisations.

Ce que nous y avons vu… Des technologies de premier plan. Des visiteurs intéressés. Des exposants qui remplissent leurs carnets de contacts, prélude aux carnets de commandes. Des conférences qui ne désemplissent pas. Décidément, le Big Data attire toutes les attentions.

Donnée, analytique et compétences

Deux approches et une réelle problématique sont au cœur de ce marché qui se construit. L’augmentation exponentielle du volume des données impose de revoir les stratégies de stockage des DSI. Dans le même temps s’impose la valorisation de ces données via des solutions analytiques.

Mais la préoccupation principale, selon nous, porte sur les compétences. Non plus sur l’infrastructure pour accueillir le Big Data – les solutions en la matière semblent avoir atteint un premier niveau de maturité -, mais sur la capacité de modéliser le traitement de la donnée afin de la rendre accessible et lisible.

Parfois rien de bien neuf…

Pour beaucoup d’acteurs qui se positionnent sur le Big Data, celui-ci n’est qu’une nouvelle expression d’une problématique de stockage des données qu’ils traitent depuis de nombreuses années. Et en tout état de cause depuis bien avant que l’expression ‘big data’ ne soit inventée. Le Big Data n’invente ni le serveur, ni le stockage, ni le datawarehouse. En revanche, Hadoop et l’analytique s’imposent en outils majeurs.

C’est ici que se construisent les stratégies. Pour incontournable qu’il soit, Hadoop est plutôt considéré comme une nouvelle approche économique de la gestion de très gros volumes de données. Mais cette technologie demeure complexe. C’est pourquoi apparaissent des ‘stacks’ Big Data Hadoop, des solutions intégrées visant à simplifier leur déploiement. Par ailleurs, nombre d’acteurs considèrent le Big Data en dehors de Hadoop, préférant capitaliser sur leurs solutions.

Cette réalité est flagrante dans la partie analytique. Les éditeurs de solutions de traitement de la donnée, d’analyse et de représentation graphique (datavision), ne vont pas reconstruire une offre, ou alors à coups d’acquisitions. Ils préfèrent adapter leurs solutions existantes aux technologies naissantes.

Vers un Big Data économique

C’est ainsi qu’un nouveau discours fait son apparition : le Big Data économique. Attention cependant, deux idées peuvent se cacher derrière cette expression. La première, un Big Data devenu abordable, est encore loin d’être une réalité. Probablement qu’il ne le deviendra que quand les éditeurs et les intégrateurs sauront parfaitement maitriser les technologies analytiques.

C’est la seconde idée, celle d’un Big Data qui apporte de la valeur en rendant l’information et la connaissance plus accessibles, donc plus apte à apporter de la valeur dans les organisations, qui domine. Tout ici est question de ROI et le retour sur investissement semble au rendez-vous. Alors que la BI demeure élitiste, à la fois dans ses coûts et dans les problématiques qu’elle adresse en ne ciblant que le ‘top management’, le Big Data pourrait bien faire la révolution et amener l’analyse et la connaissance pour tous.

La France en retard

Pas d’annonce majeure sur le Congrès. En fait, même si le marché affiche son intérêt pour le Big Data, de l’avis des acteurs internationaux présents la France est une nouvelle fois en retrait, voire en position d’attente. Nous avons cependant constaté les efforts de certains fournisseurs pour intégrer une démarche Big Data Hadoop à leur catalogue, en particulier des ‘petits’ hébergeurs, plutôt orientés PME, qui recherchent ici un nouvel axe de développement.

Reste de ce Congrès Big Data 2013 une impression particulièrement positive. Qui vient confirmer l’intérêt des organisations pour le stockage de très gros volumes de données. Et surtout pour les capacités analytiques qui en découlent. Et enfin le plaisir d’assister à des négociations intéressées sur divers stands, prémices à de prochains contrats. Et cela, voilà quelques années que cette dimension commerciale associée à un salon avait disparue…

À suivre très prochainement sur Silicon.fr, les vidéos de nos interviews réalisées lors du congrès.


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