Contenus mobiles: trop chers, trop complexes

Régulations

Selon une étude, si la musique, les jeux et la TV sur mobile sont un succès, les freins à la consommation sont encore nombreux

Avec l’émergence des réseaux mobiles à haut débit – Edge et 3G – la consommation des contenus mobiles explose littéralement. Ses adeptes, surtout des jeunes, sont friands de sonneries de téléphone, de jeux vidéo ou encore de TV en direct. Et des contenus plus riches comme la vidéo ou la musique commencent à décoller (voir nos articles).

Pour autant, le tableau pourrait être encore plus beau. Car selon une étude internationale menée par TNS Sofres, et citée par le Figaro, cette consommation de contenus est bridée par un certain nombre d’obstacles. Dans les 15 pays étudiés, le coût élevé de ces services constitue un frein pour 60 % des sondés. Le paiement à l’acte n’y est pas étranger. Mais la généralisation des forfaits pourraient changer la donne et rassurer des jeunes consommateurs qui se restreignent pour ne pas faire exploser leur facture. Le deuxième frein est, pour 47 % des personnes interrogées, la lenteur des chargements. Il faut dire que le véritable haut débit mobile (la 3G) est loin de couvrir tous les territoires. L’Edge ne permet pas des débits très importants. Ce frein sera levé si la couverture des réseaux 3G se poursuit rapidement. En attendant le HSDPA qui permettra réellement d’atteindre des vitesses comparables à celles de l’ADSL par exemple. 39 % des sondés estiment aussi que la petite taille des écrans constitue un frein à leur consommation. Les fabricants l’ont bien compris et proposent de plus en plus de terminaux à grands écrans. Sans parler des mobiles hybrides PDA type Qtek ou Treo dont le succès n’est plus à prouver. Enfin, la difficulté dans la navigation des services et la complexité de l’utilisation sont considérées comme des freins pour 34 % et 21 % des sondés. Encore une fois, la balle est dans le camp des fabricants et des éditeurs. La tendance est ici à l’amélioration avec l’intégration progressive de navigateurs dédiés comme Opera et par la simplification des portails des opérateurs. Mais il reste encore pas mal de pain sur la planche pour permettre une véritable consommation de masse de ces services.


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