Couverture de Free mobile : les syndicats s’obstinent

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Convaincus que Free ne respecte pas ses engagements de couverture mobile, les syndicats portent plainte auprès du Conseil d’État contre… le régulateur.

On croyait l’affaire enterrée début mai après la publication du rapport de l’ANFR (Agence nationale des fréquences). Celle-ci avançait que le réseau de Free mobile couvrait plus de 30 % de la population, en conformité avec ses obligations de licence (27 % au démarrage de l’offre). Mais c’était sans compter avec la pugnacité des syndicats.

Le Figaro rapporte que le syndicat SNT-CGC a déposé un recours, le 29 mai dernier, auprès du Conseil d’État. Il n’attaque pas directement Free Mobile mais l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Le SNT-CGC reproche au régulateur de n’avoir pas donné suite à sa demande de sanctions à prendre à l’encontre du nouvel opérateur mobile.

Le silence de l’Arcep

Mettant en cause la mesure de la couverture du réseau mobile de Free, la CFE-CGC France Telecom-Orange, avait demandé à l’Autorité de lui communiquer les cartes de couverture du réseau 3G du nouvel opérateur, la méthodologie établie pour effectuer les mesures, le compte-rendu de chacun des tests et ses résultats détaillés, notamment. Et de prendre des sanctions à l’encontre du nouvel entrant qui n’aurait, à ses yeux, pas respecté ses obligations.

À l’époque, l’intersyndicale accusait Free de s’appuyer sur ses accords d’itinérance avec Orange pour mettre en œuvre ses offres mobiles dont la forte attractivité (l’illimité voix pour 20 euros) a poussé les opérateurs à revoir leurs tarifs et baisser leurs marges. Une stratégie qui risque de peser sur les emplois et les investissements, selon les syndicats.

Le silence de l’Arcep a donc poussé les syndicats à déposer plainte auprès du Conseil d’État. Lequel prendra de nombreux mois – 11 en moyenne – avant d’y donner suite.

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