Crypto-monnaies : l’AMF appelle à la vigilance

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Selon l’Autorité des Marchés Financiers, les épargnants français ont perdu plus de 9 millions €  dans des investissements liés aux crypto-actifs depuis le début de l’année 2018.

« Aucune société sérieuse ne peut garantir un rendement minimum avec un investissement dans “les crypto-monnaies”  ou les  “crypto-actifs” » alerte l’Autorité des Marchés Financiers (AMF)

Selon son président, Robert Ophèle,  plus de 9 millions €  de pertes liés aux  crypto-actifs depuis le début de l’année 2018 ont été recensés par ses services dédiés aux épargnants.

« Au cours des quatre premiers mois de l’année, sur les plus de 4000 demandes traitées par notre centre « Epargne Info-services », 700 ont concerné les crypto-actifs avec près de 250 réclamations ou signalements” » précise-t-il.  

Dans sa ligne de mire, les plateformes qui proposent le trading de Bitcoin, Ethereum, et autre Ripple. «Les demandes liées aux crypto-actifs sont en augmentation avec en moyenne des pertes de 50.000 euros » a détaillé Claire Castanet, directrice des relations avec les épargnants, à l’AFP.

L’AMF liste deux cas particuliers qui exposent aux arnaques. D’un côté, ses fameuses plateformes d’intermédiation dont aucune ne dispose d’une autorisation légale pour exercer en France ( voire la liste noire). De l’autre, la gestion de “produits dérivés, tels que les CFD (« contrats pour la différence ») sur les “crypto-monnaies” proposée par des sociétés qui n’ont le statut de “prestataires de services d’investissement (PSI)”, le seul pourtant qui permette d’exercer ce type de transaction.

Identifier les plateformes

Comment identifier les plateformes illégales ? L’AMF reconnaît que l’exercice peut s’avérer délicat. La méfiance et le bon sens restent le meilleur moyen d’être vigilant. Quelques signes doivent alerter : l’absence de mentions légales sur le site, la localisation d’un siège social hors de France et des coordonnées bancaires difficiles à identifier. Dans le doute, l’institution conseille de se rapprocher de ses services pour séparer le bon grain de l’ivraie.

L’engouement pour les crypto-monnaies entraine une autre conséquence : le cryptojacking. « Grâce à quelques lignes de code, les cybercriminels s’appuient sur la puissance de traitement de calcul liée aux processeurs de terminaux utilisés par des particuliers et des entreprises. Et ce pour miner, à leur insu, des crypto-monnaies ». explique Symantec dans son rapport 2018.

Selon l’éditeur, La France concentre 5,9% du volume total d’attaques de type cryptojacking. L’Hexagone se positionne ainsi au 4e rang mondial et au 2e rang européen.

 

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