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La vélocité du Raspberry Pi 2 confirmée par des benchmarks

Le Raspberry Pi 2 a été présenté en début de semaine. Avec son SoC Broadcom BCM2836 comprenant 4 cœurs Cortex-A7 cadencés à 900 MHz, il propose nettement plus de puissance que le BCM2835, disposant de seulement un cœur ARM11 à 700 MHz.

La Fondation Raspberry Pi indique que cette offre est environ 6 fois plus rapide que précédemment, d’après le benchmark synthétique SysBench. Mais tout dépend en fait du cas de figure. En mode monothread, le gain est de seulement 1,5 fois. Le navigateur web réalise toutefois un score au test SunSpider 4 fois supérieur à celui décroché par les Pi de première génération. Enfin, certains codecs vidéo peuvent être jusqu’à 20 fois plus rapides, via l’utilisation des instructions Neon.

D’autres tests commencent à poindre sur la Toile : x6 au benchmark JavaScript Octane ; x5 au test SunSpider ; x6,6 sous Mathematica ; jusqu’à x7 chez Adafruit ; x4 pour la compression vidéo ; x30 pour x264, en utilisant les instructions Neon ; un temps d’affichage des pages web 3 à 4 fois plus court ; des temps de compilation réduits de 3 à… 17 fois, suivant les codes sources.

Les résultats détaillés de Sysbench font apparaître des améliorations dans tous les compartiments : puissance CPU (x6), mais également bande passante mémoire (x3) et même la vitesse de stockage sur carte microSD (en particulier en lecture).

Quelques zones d’ombre

Toutefois, tout n’est pas rose. Certains logiciels bien optimisés par l’ARM11 ont vu leurs performances baisser avec l’arrivée du Raspberry Pi 2. C’est ainsi le cas de l’environnement de développement Scratch, dont les quatre benchmarks de base font apparaître des gains de 17 % et 28 %, mais aussi des baisses de 33 % et 44 %.

Même constat sous RISC OS, un système d’exploitation n’utilisant actuellement qu’un seul des cœurs du Pi. La Fondation Raspberry Pi prédisait un gain de 50 % dans ce contexte. Il est plus proche des 20-30 % (avec quelques pointes au-delà des 40 %). Le BBC Basic se montre parfois même plus lent que précédemment, une baisse mesurée à 20 % sur quelques exemples simples.

Bon point toutefois, les échanges mémoire sont en progrès de fois 7 ce qui permet d’améliorer sensiblement certaines tâches. Les opérations de décompression sont ainsi deux fois plus rapides que précédemment.

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