Déjà six projets auprès de l’Agence pour l’Innovation Industrielle

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L’AII, ou Agence pour l’Innovation Industrielle créée au mois d’août 2005 à la demande de Jacques Chirac s’est réunie ce 20 avril pour présenter les quinze projets qui seront labellisés au cours de l’année. Le quotidien Les Échos en a identifié six ayant particulièrement retenu l’attention du “jury”

L’AII est une agence créée pour permettre à l’Hexagone de reconquérir ses lettres de noblesse dans le domaine de l’innovation industrielle. Car aujourd’hui la donne internationale est bien différente. La créativité n’est plus l’apanage des seuls ingénieurs français. La domination dans ce domaine est passée du côté des Etats-Unis et de l’Asie.

Dotée de deux milliards d’euros pour la période 2005 et 2007, (une somme dégagée sur les recettes liées à la cession par l’État de participations dans des entreprises), cette agence est au c?ur de la nouvelle politique industrielle que le ministre de l’Économie, Thierry Breton et Jacques Chirac veulent encourager. Elle devrait permettre de dynamiser la création de nouvelles technologies, de nouveaux services, d’ici cinq à dix ans. Six projets déjà retenus Jusqu’à présent, on savait peu de choses sur les projets de l’AII si ce n’est par le biais des déclarations de Dominique de Villepin dans son discours de politique générale où il précisait qu’elle devrait “financer des projets dans les domaines de l’énergie solaire, des nanotechnologies, des biotechnologies et des biocarburants.” Néanmoins, grâce aux “indiscrétions” de Echos, on en sait un peu plus sur les projets orientés “high-tech”. L’AII a, semble-t-il, déjà sélectionné deux projets, et pas des moindres: le moteur de recherche européen Quareo, et le projet de télévision mobile via satellite porté par le groupe Alcatel, Dibcom et l’institut allemand Fraunhofer. Rappelons que Quaero, qui devrait bénéficier du financement le plus important (100 millions d’euros par l’agence et 100 millions par les industriels selon Les Échos) est certainement le projet le plus défendu par le président de la République. Notamment parce qu’il devrait relancer la très européenne collaboration franco-allemande quelque peu ébréchée par l’échec du référendum sur la constitution européenne. Ce double choix devrait satisfaire le président de Saint-Gobain, Jean-Louis Beffa, qui a conduit la mission sur la relance de l’innovation industrielle en France. Il avait déclaré : “Il faut viser des marchés qui, au plan mondial, à l’horizon de sept à dix ans, représentent dix milliards d’euros” La ‘high-tech’ n’est pas l’unique secteur qui a bénéficié en premier de ce dispositif. Ainsi, pour le volet énergie deux projets sont retenus: – Biohub, qui doit permettre l’utilisation industrielle de déchets céréaliers – Homes, ce dernier est porté par Schneider Electric; il a pour ambition de permettre aux entreprises de réaliser des économies d’énergie cela par l’intermédiaire de capteurs photoélectriques. Des rumeurs circulent également sur la labelisation de deux autres projets. L’un dans les transports (l’automotrice à grande vitesse) et dans le domine de la santé, le projet Iseult, pour la mise au point d’un appareil de résonance nucléaire de nouvelle génération.


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