Dell intronise avec minutie ses stations de travail Precision

Poste de travail
station de travail Dell Precision

Grand absent au rendez-vous des stations de travail version 2012, Dell corrige le tir avec la gamme Precision, composée de quatre modèles basés sur l’alliance de processeurs Intel Xeon E5 et de cartes graphiques Nvidia Quadro. Une recette maintes fois testée et approuvée.

Sur le front des stations de travail, HP a ouvert le bal, suivi de Fujitsu et Lenovo. Dell, qui manquait encore à l’appel de cette cuvée 2012, lance à son tour l’offensive avec la gamme Precision.

Au catalogue, quatre modèles au format tour articulés autour de processeurs Intel Xeon E5 de dernière génération et de cartes graphiques Nvidia Quadro. Une recette maintes fois testée et approuvée au préalable, jusqu’à s’imposer comme la plate-forme de référence pour le gros des constructeurs. Si bien que peu ou prou, les stations de travail tendent à se suivre… et à se ressembler. Dell met ici l’accent sur une évolutivité commune à l’ensemble de ses produits. Ainsi, le bloc d’alimentation (efficace à 90 %) est amovible par l’arrière, sans outil, au moyen d’un simple loquet de sécurité. En outre, l’on bénéficie d’un accès direct aux baies de stockage et au logement réservé à d’éventuels lecteurs de disques optiques (deux emplacements).

Positionnée en entrée de gamme, la T1650 se veut une alternative peu onéreuse au desktop, quand bien même Dell n’en annoncera les tarifs qu’en mai. Aussi, la dénommée T3600, proposée à partir de 1099 dollars HT, soit environ 1000 euros TTC, lui vole la vedette. Cette station de travail monosocket accueille en standard un processeur Xeon E5-1600 à 2 ou 4 cœurs, pour un maximum de 64 Go de RAM cadencée à 1600 MHz et une carte Nvidia Quadro 5000 enfichable sur l’un des trois ports PCI-Express 16x disponibles. La T5600 (1879 dollars HT ; quelque 1700 euros TTC) passe au Xeon E5-2600 et conserve les deux slots SATA de son pendant. Il s’y loge deux unités de 3,5 pouces ou quatre au format 2,5 pouces.

Pour doubler cette capacité, il convient de se tourner vers la T7600, une machine bisocket également utilisable en rack et sensiblement plus véloce grâce à un contrôleur mémoire à 4 canaux, contre 3 auparavant. Dell y adjoint jusqu’à deux Xeon E5-2687W à 3,1 GHz pour un cumul de 16 cœurs physiques et une enveloppe thermique avoisinant les 150 W. Des 1300 W que délivre le bloc d’alimentation implémenté en standard, jusqu’à 600 seront dédiés aux cartes vidéo. Il pourra s’agir de deux Nvidia Quadro 5000 ou d’une Quadro 6000. Dans sa configuration de base, la T7600 s’affiche à 2149 dollars HT, soit 1952 euros TTC.

Il y a du monde au balcon

Comme à l’accoutumée, Dell dédie de telles machines aux applications les plus gourmandes en ressources système. Il en résulte un cœur de cible éclectique : professionnels de la création graphique, finance, imagerie médicale, industrie pétrolière, paramilitaire, etc. À l’appui du retour des utilisateurs, Dell a notamment amélioré le système d’aération (Lenovo revendique lui aussi cette optimisation) et apporté sa touche personnelle, matérialisée sous la forme d’une solution propriétaire chargée avant le BIOS pour contrôler les éventuelles corruptions mémoire sur des modules DIMM spécifiques. Au redémarrage, les adresses concernées sont remplacées par des zones saines.

HP a adopté un système similaire dans sa lignée de stations de travail, plus abondante (6 modèles) et couronnée de la Z1 (2030 euros TTC), un monobloc sur lequel Dell semble en revanche avoir tiré un trait. De même, la virtualisation passe presque à la trappe. Aux antipodes, Fujitsu en a fait l’un de ses fers de lance, avec un stockage hybride, un contrôleur RAID évolué et la prise en charge de nombreux hyperviseurs.


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