Anthony Moillic (Dell Quest Software) : « BYOD, s’intéresser d’abord à l’utilisateur final »

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Le directeur général France de Dell Quest Software commente pour nous l’étude de l’éditeur sur les projets de BYOD (Bring Your Own Device).

Au travers de son étude sur le BYOD (lire « Les entreprises et le BYOD, étude Dell Quest Software ») principalement tournée vers les utilisateurs, Quest souligne l’optimisme affiché par les entreprises sur ce phénomène. Anthony Moillic, directeur général France de Dell Quest Software, nous commente l’étude.

Silicon.fr : Pourquoi sortir encore une étude sur le BYOD ?

Anthony Moillic : Au niveau global, 74% des entreprises que nous avons interrogées, et même 100% des entreprises françaises, ont un projet de BYOD. Dans cette étude réalisée au travers d’entretiens avec des DSI, des responsables infrastructure et des PDG, nous avons souhaité confirmer les bénéfices utilisateurs apportés par les projets BYOD en posant la question « Y a-t-il un véritable profit pour l’utilisateur final ? ».

Nous avons constaté des changements culturels ou de perception entre l’utilisateur et son entreprise. Les gains pour l’employé sont nombreux : sa créativité par rapport à son entreprise ; des horaires plus flexibles ; son moral, il se sent considéré, c’est le même phénomène que le téléphone portable il y a 10 ans. Et il est plus enclin à travailler pour son entreprise.

Silicon.fr : L’approche du BYOD est généralement technique. Pourtant c’est l’utilisateur qui est au centre votre étude…

Pour les éditeurs, la technologie sous-jacente est importante. En France, cela se traduit à 28% par le poste travail virtualisé, et par le MDM (Mobile Device Management) seulement à hauteur de 10%. Si l’on regarde de près, les projets qui se passent bien sont ceux qui s’intéressent d’abord à l’utilisateur final, à ce qu’il fait dans son travail et à ses logiciels.

Rappelons que 20 à 30% des applications métiers ne sont pas utilisées ! C’est pourquoi il faut remettre l’utilisateur au centre, sinon le succès est moins important et les gains sont nuls. En France, 54% des projets portent d’abord sur le périphérique, autant alors, si l’on ne s’intéresse pas à l’utilisateur, faire du poste de travail virtualisé.

Silicon.fr : Qui dans l’entreprise peut mener à bien un projet de BYOD ?

Tout le monde a un projet d’étude ! Mais nous constatons que les études menées par les RH aboutissent, qu’il s’agisse de home office, d’attirer de nouveaux talents, ou de venir avec son propre matériel. En revanche, les projets purement IT affichent assez peu de concrétisation.

Un autre point porte sur les policies, sur le support – faut-il l’acheter ? -, sur les réglementations, règlements internes, extensions du règlement et les obligations de l’employé. En France, les projets s’accompagnent d’un fort pourcentage d’accompagnement réglementaire. Cela n’est pas lié aux entreprises, c’est plutôt une question de culture.

Par ailleurs, la problématique de sécurité est importante. Elle se traduit pour l’éditeur par la gestion des identités sur les accès. Et elle impose une dimension supplémentaire : à quoi l’utilisateur a-t-il accès ? L’objectif est de mettre des bulles de sécurité sur du matériel qui n’appartient pas à l’entreprise. Or seulement 10% des entreprises envisagent le MDM. C’est pourquoi le poste de travail virtuel est une réponse plus sécurisante.

Crédit photo ©-watcharakun-shutterstock.jpg


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