Démission: le p-dg de Sogeti-Transiciel s’explique

Régulations

Georges Cohen confirme des “désaccords” profonds et ne cache pas son “amertume”

Le 8 avril, Capgemini annonçait le départ surprise de Georges Cohen, p-dg de Transiciel-Sogeti, sa filiale de services informatiques de proximité. Cette annonce est une surprise. Georges Cohen est en effet le fondateur de Transiciel (1991) et avait été l’artisan du rapprochement avec Capgemini en 2003. Avec 1% du nouveau groupe, et la fonction de p-dg, on pensait que l’homme caressait des ambitions à long terme. Le désormais ex-président s’est expliqué dans les colonnes des

Echos. Il rejette le fonctionnement trop centralisé du groupe: “S’il n’y avait pas eu de désaccord, je ne serais pas parti”, explique-t-il. Et de poursuivre: “J’espérais changer les choses, mais j’ai dû en tirer les conséquences”. Georges Cohen souhaitait obtenir plus d’indépendance vis à vis de la holding. Par ailleurs, le p-dg contestait le périmètre de l’entité qu’il dirigeait car elle se retrouvait souvent en concurrence avec d’autres branches du groupe. Au final, des divergences profondes ont séparé George Cohen de la direction de Cap. Si profondes que l’homme en garde une grande “amertume”. Georges Cohen, remplacé par l’homme du sérail Luc-François Salvador, devrait désormais notamment s’occuper d’Auverland, sa société qui vient de racheter la prestigieuse marque automobile Panhard.


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