Des hackers chinois partent en guerre contre le Japon

Régulations

En Chine, les mouvements anti-japonais exploitent la Toile pour s’attaquer aux sites Internet officiels du Japon. Le gouvernement chinois laisse faire? Pour combien de temps encore ?

Les relations entre la Chine et le Japon se dégradent à toute allure… A l’origine de cette nouvelle tension se trouve un manuel scolaire d’histoire nippon qualifié de ‘

révisionniste‘ par les autorités chinoises. Cette réédition minimise en effet les atrocités commises en Asie par l’impérialisme japonais durant la première moitié du 20ème siècle ! Or, depuis quelques jours des sites Web officiels japonais sont victimes d’attaques en règle visant à surcharger les serveurs avec des e-mails inutiles envoyés en masse. Les sites des ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de la police nationale, et du sanctuaire patriotique Yasukuni de Tokyo, ont été victimes de ces attaques en règle, sans que pour autant il soit possible d’en identifier l’origine. “Nous sommes en train d’enquêter, mais il très possible qu’il s’agisse d’une attaque cybernétique au cours de laquelle un énorme volume de données a été adressé à notre site Internet“, a déclaré un porte-parole de la police nationale nippone. Au Japon, les autorités semblent prudentes à affirmer que les attaques viennent de Chine. Mais à demi mots elles confirment qu’il “n’est pas impossible” qu’elles proviennent de Chine ! Car à Pékin les activistes anti-japonais se réveillent et appellent à manifester en ligne. Déjà la semaine dernière ce sont des dizaines de milliers de chinois qui ont manifesté dans la capitale et dans le sud du pays. Et d’autres manifestations sont prévues, à la veille de la visite en Chine du ministre japonais des Affaires étrangères. Le silence des autorités chinoises n’a rien de surprenant non plus. Très pointilleuse sur la question de ses frontières maritimes, la Chine condamne la décision de Tokyo d’accorder des droits de forage off-shore dans une zone contestée. Et elle s’irrite de la demande du Japon à obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Un site Web chinois et des associations nationalistes appellent à manifester et à bombarder les sites japonais d’e-mails. Ces manifestations servent les intérêts actuels du gouvernement chinois, qui se contente d’appeler à manifester dans le calme. Mais face à l’opinion occidentale, le gouvernement pourrait rapidement changer d’attitude, et mettre fin aux manifestations avec son arme la plus classique face au Net, la répression !


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