Disney prend le contrôle de Pixar -ou l’inverse?

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Les dissensions avec Steve Jobs ont trouvé une issue: l’évaluation est portée à 7,4 milliards de dollars, et il devient principal actionnaire de Disney. Le champion des parcs de loisirs et du dessin animé prend le contrôle du leader des films d’animation en 3D

Le dossier est réglé. Le d-g de Walt Disney a eu les mains libres pour finaliser les transactions qui perduraient sur l’évaluation et le prix des actions. Un accord a été trouvé avec Steve Jobs, le patron des célèbres studios Pixar Animation.

Disney s’empare donc de Pixar pour 7,4 milliards de dollars. L’opération s’effectuera par échange de titres: 2,3 actions Disney seront émises pour chaque action Pixar. Conséquence de ce rachat: Steve Jobs, patron d’Apple et de Pixar devient le premier actionnaire individuel de Disney. Rappelons que Disney et Pixar sont partenaires depuis plusieurs années, suite à un arrangement dans lequel Disney consentait à distribuer et co-financer les films à succès de Pixar, tels que “Le monde de Nemo”, “Toy Story” ou bien “Les indestructibles”. Pourtant, il y a deux ans, Steve Jobs a subitement décidé d’arrêter cette relation au terme du contrat de partenariat, qui devait expirer courant 2006. Il avait également précisé qu’il souhaitait “trouver un nouveau partenaire”, une déclaration qui à l’époque avait provoqué une grogne de l’ancien CEO de Disney, Michael Eisner, qui avait tout fait pour rétablir cette relation privilégiée entre les deux géants avant son départ. Remplacé en octobre à la tête de Disney par Robert Iger, ce dernier a repris le flambeau et le dossier Pixar et a essayé à son tour de réunir Disney et Pixar. D’ailleurs, il semble que Disney a joué de ses charmes pour séduire Pixar. Il faut dire que pour le pionnier du film d’animation, Pixar a de quoi attirer, surtout que la situation de Disney n’est pas franchement réjouissante. Car les films comme, “Blanche neige et les sept nains” ou, “Le roi Lion” qui sont dessinés entièrement à la main sont boudés par les spectateurs qui préfèrent de loin les films animés et conçus sur ordinateur. Preuve s’il en est, le succès récent des deux opus de l’ogre tout vert, Shrek. Aujourd’hui, Disney se rend compte de son retard, car le groupe n’a pas pris assez rapidement le virage vers ce nouveau mode de réalisation des dessins animés, si ce n’est lors de son association avec le spécialiste du genre Pixar. Il semble donc que pour le groupe, le retour de Pixar dans son giron est une excellente nouvelle, et la promesse d’un retour en force à la tête de ce secteur.


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