Divalto (ERP) : nouveau capitaine et nouveaux investisseurs

Régulations

Fort de 8.000 clients et de ses 150 distributeurs, l’éditeur d’ERP ouvre son capital et s’arme pour accélérer sa croissance

Depuis mai 2006, l’éditeur strasbourgeois Interlogiciel s’est rebaptisé pour adopter le nom de son ERP phare : Divalto.

Aujourd’hui, son président fondateur Maurice Vallet en ouvre le capital à ses collaborateurs (33 %) et à la holding d’investisseurs Before (35 %), une holding d’investissement regroupant 14 patrons de PME ayant déjà investi six sociétés (Léon de Bruxelles, Generix -ERP-, Benchmark Group, Hologram Industries, Cojean, et Ciblex).

«Nous investissons dans ces entreprises pour accélérer leur croissance et leur donner les moyens de se développer. Notre objectif n’est pas de faire une culbute financière, mais bien de profiter de nos réussites», tient à préciser Louis de Montalembert, directeur associé chez Before, et président du nouveau conseil de surveillance de Divalto.

Un éditeur installé, une gestion saine

Avec un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros (20 % de croissance depuis trois ans), et 50 employés, Divalto a généré un résultat net de 850.000 euros (en 2005). Un potentiel réel sur le marché des PME/PMI encore peu équipé en ERP, et qui attire toutes les convoitises. Divalto dispose déjà de 150 revendeurs et affiche 8.000 clients.

«Depuis 1982, nous proposons des logiciels de gestion destinés aux PME/PMI. Dès le départ, nous avons choisi de développer une solution pour la vendre en mode indirect via un réseau d’intégrateurs. Ainsi, nous concentrons nos efforts sur notre métier d’éditeur» rappelle Maurice Vallet, fondateur et ex dirigeant.

«Divalto doit perdre son image de ?société familiale, avec un dirigeant proche de la retraite?. Je passerai donc progressivement la main à Thierry Meynle, notre directeur commercial. Plutôt que de vendre, j’ai choisi la continuité avec les clients, l’équipe interne, les revendeurs et les produits.» Maurice Vallet devient président du directoire.

Des ambitions encore timides

D’ici à 2010, Divalto pense doubler le chiffre d’affaires. Donc, maintenir la même croissance ! Objectif numéro 2 : devenir l’acteur incontournable des PME/PMI. Pour cela, il faudra résister aux assauts des concurrents comme Microsoft, Sage, Qualiac, etc. (les autres peinant à pénétrer le bas de ce segment de marché, de 20 à 500 postes). Troisième objectif : traiter avec 10 partenaires à plus de 500.000 euros annuels en 2010. Et on apprend que cette performance est réalisable avec cinq à six des partenaires existants ! Si le pragmatisme et le terrain restent les atouts essentiels de ces entrepreneurs de l’ERP, une vision plus motivante ne serait pas de trop.

Enfin, l’éditeur parle de traduction de son interface. À l’heure de l’Europe, cette démarche semble revêtir un intérêt très limité. En effet, une localisation des produits, avec intégration des lois et comptabilités nationales s’imposent ! Certes, cela réclame un investissement conséquent, et justement un investisseur semble vouloir s’impliquer? Même si la réalisation n’est pas immédiate et se fera de façon opportune, cet objectif doit pourtant rester prioritaire si cet éditeur souhaite réellement devenir incontournable ! D’ailleurs, rêver plus ne coûte pas plus cher. Cela porte l’élan et génère la motivation !


Auteur : José Diz
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